L’Inde est un pays fascinant qui attise la curiosité de beaucoup de voyageurs et la découverte de ce pays est une expérience qui ne laisse personne indifférent. Ça a été le cas pour Bastien qui a fait un échange universitaire à Greater Noida, dans la banlieue de New-Delhi. Il nous raconte son quotidien là-bas, dans cet article 🙂

 Vivre à Greater Noida

La proximité avec New-Delhi rend la ville vraiment interessante

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Hello tout le monde ! Moi c’est Bastien, 27 ans, originaire d’une petite ville du sud de la France à côté d’Avignon et aujourd’hui expatrié à Paris pour le travail après avoir terminé mon école de commerce à Marseille. J’ai attrapé le « virus voyage » lors de mon année de césure, durant laquelle j’ai eu la chance de pouvoir beaucoup voyager. J’ai ensuite profité de l’échange universitaire pour partir en Inde entre juin et septembre 2014.

Pourquoi es-tu parti en Inde ? Et pourquoi as-tu choisi Greater Noida ?

Pour être tout à fait honnête, je n’avais passé que le TOEIC et je pouvais donc déjà éliminer toutes les destinations demandant un certain résultat au TOEFL. Parmi les pays restants, l’Inde a immédiatement attiré mon attention car j’avais eu la chance d’y passer quelques jours durant ma césure. C’était donc l’occasion rêvée pour y retourner et être, cette fois-ci, en totale immersion.

J’ai ensuite opté pour Greater Noida car la ville se situe à une faible distance de Delhi (entre 1h et 1h30, en fonction du bon vouloir de notre auto-rickshaw et des transports en commun). Une position géographique plutôt pratique donc, car il y a beaucoup de choses à faire et à voir à Delhi et ses alentours et la ville est également un point de départ pour de nombreuses autres destinations en Inde.

Est-ce qu’il y avait des préparatifs particuliers à faire ?

Oui, à commencer par le Visa. Que vous soyez étudiant, touriste, ou autre, il est obligatoire d’avoir un Visa pour se rendre en Inde.

Concernant les vêtements, si l’on part pendant la période été/mousson, shorts, t-shirts et veste imperméable sont vos meilleurs amis. Cela-dit, Delhi et ses alentours ne sont pas la région la plus touchée par la mousson et les crues que celle-ci peut entraîner. De manière plus générale, il faut se renseigner sur le climat de la région ; tout comme sur la religion qui y prédomine. L’Inde est un pays très riche culturellement, et les us et coutumes propres à chaque état/région peuvent demander une préparation différente.

Pour la pharmacie, si vous êtes un fragile comme moi concernant les plats épicés, une petite réserve pour les maux de ventre et autres indispositions n’est pas un luxe.

Enfin, sur les médicaments et vaccins, tout dépend une nouvelle fois de ce que vous faites / des régions que vous visitez. Étant à jour sur mes vaccins, je n’ai fait que la fièvre jaune avant de partir. Certains étudiants avaient également fait celui contre la rage par précaution et en prévision de certaines excursions.

Pour la pharmacie, si vous êtes un fragile comme moi concernant les plats épicés, une petite réserve pour les maux de ventre et autres indispositions n’est pas un luxe.

Greater Noida

As-tu vécu un choc culturel important ?

J’avais passé quelques jours à Delhi pendant ma césure et j’avais pu constater de grandes différences dans le mode de vie indien vs français. Ces trois mois ont confirmé mes premières observations. Une vraie claque culturelle et un changement de logiciel dans la manière de vivre au quotidien ou d’aborder des sujets de société avec les étudiants Indiens.

La vie sur le campus demande également une période d’adaptation : obligation d’être de retour sur le campus à 19h, couvre-feu à 23h, cantine vegan…

En tant que consommateur de fromage et de viande à la base, ce changement a été assez radical ! Mais on s’aperçoit qu’on survit et ce changement de régime alimentaire permet aussi une certaine prise de conscience sur son propre mode de consommation.

Enfin, comme dans beaucoup de pays d’Asie, il faut partir du principe que mis à part le prix de votre repas au restaurant et de votre chambre d’hôtel, tout est négociable.

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Qu’est-ce qui te plait le plus dans ta nouvelle vie ?

Les rencontres que j’ai pu faire au cours de cet échange universitaire sont une des choses que j’ai le plus appréciées. Au delà de nos différences qui conduisent naturellement à des débats sur nos modes de vie, nos opinions sur certains sujets de société, etc… j’ai trouvé en Inde des étudiants super accueillants et toujours prêts à nous aider, à voyager avec nous et à nous faire découvrir leur pays et des endroits moins « touristiques » mais tout aussi incroyables.

La richesse culturelle de l’Inde, les temples et les paysages que l’on peut y trouver font également partie des choses positives de cette expérience.

A l’inverse, qu’est-ce que tu n’apprécies pas trop ?

L’Inde est connue pour être un pays en plein développement et très pollué. C’est le constat que j’ai pu moi-même faire au cours de cette expérience et il faut avouer que le manque de propreté d’une manière générale peut devenir pesant sur le long terme. Le centre ville de Delhi, surpeuplé de voitures, d’auto-rickshaw et d’autres véhicules très polluants, n’arrange rien aux choses et cela a évidemment un impact négatif sur le « confort » quotidien lorsqu’on séjourne en Inde.

Enfin, malgré le développement du tourisme, le regard d’une partie des Indiens peut parfois paraître insistant et entraîner une forme de malaise lorsqu’on se balade dans la rue. Cela m’a un peu gêné au début mais c’est aussi une question d’habitude et on finit par s’y faire au bout de quelques semaines.

Il y a-t-il eu des difficultés d’adaptation dans ta nouvelle vie ?

Je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers lors de mon arrivée. Bien que l’Inde soit un pays très « administratif » concernant les échanges universitaires, les personnes en charge des échanges ainsi que les étudiants locaux ayant l’habitude d’aider les étrangers à réaliser les procédures nous ont très rapidement accompagnés dans nos démarches.

Concernant l’adaptation « physique », il m’a fallu une ou deux semaines pour m’adapter au régime alimentaire du campus et prendre les « bons réflexes » en termes d’hygiène pour éviter les petits pépins de santé.

la foule a greater noida comme partout en Inde

Tu as longuement habité en France… Alors, tu préfères vivre à Greater Noida ou dans notre cher pays ?

On aime souvent critiquer notre petite France mais force est de constater qu’il y fait bon vivre et que l’on est heureux d’y retourner. J’ai réellement aimé cette expérience à Greater Noida et en Inde de façon plus générale, mais ce n’est pas le pays où je choisirais de m’expatrier pour une longue période si j’en avais l’occasion.

Comment est le marché du travail là-bas ?

Ce n’est pas un sujet que j’ai souvent abordé avec les personnes avec lesquelles j’étais en contact. L’Inde est un pays en plein développement mais avec des disparités sociales énormes. Les élèves qui ont la chance de sortir des écoles comme celles où j’ai réalisé mon échange ont peu de difficultés dans leur recherche d’emploi ; de par la réputation de leur école et leur réseau personnel. C’est tout autre chose pour la plus grosse partie de la population, moins privilégiée et travaillant énormément dans des conditions assez précaires.

Et le coût de la vie à Greater Noida est-il très important ?

Le coût de la vie à Greater Noida et en Inde est très peu élevé. Résidant sur le campus, je n’ai pas eu à dépenser énormément dans le loyer, ce qui m’a permis de voyager un peu en me faisant plaisir.

Côté repas, on peut très bien arriver à s’en sortir avec 3 à 6 euros par jour si on opte pour du local hors restaurant. Pour ces derniers, plutôt tabler sur 8 à 10 euros pour un repas si on vise des restaurants de gamme moyenne.

Concrètement, combien faut-il gagner pour avoir un bon confort de vie à Greater Noida ?

Étant étudiant au moment de mon séjour, je n’ai pas une idée exacte de l’ensemble des dépenses possibles mais je dirais que 700 à 800 euros par mois permettent déjà d’avoir un très bon confort de vie.

temple du lotus

Les températures ne sont pas trop extrêmes en été ?

Mon échange a eu lieu de juin à septembre et je confirme que l’été n’est pas forcément la meilleure période pour partir là-bas, en tout cas si l’on ne supporte pas trop la chaleur et l’humidité. Les températures varient entre 30 et 38° environ, mais le ressenti peut-être parfois supérieur et on se retrouve vite assez transpirant et pas super propre…une question d’habitude.

Point important : mon séjour et mes voyages se sont concentrés sur le « Nord » de l’Inde (Uttar Pradesh et Pendjab), des régions qui ne sont pas forcément les plus touchées par la mousson. Le ressenti dans les régions plus au sud est peut-être différent à la même période.

Et les Indiens, qu’en penses-tu?

Les étudiants, avec qui j’ai été en contact la plupart du temps, sont extrêmement accueillants et bienveillants si l’on prend la peine de s’intégrer, participer à certaines activités culturelles ou sportives sur le campus. Nous avons également réalisé certaines de nos excursions avec eux, ce qui est une chance à tout point de vue.

Ensuite, en dehors du campus, et ce malgré le développement du tourisme, le regard d’une partie de la population peut paraître assez oppressant à certains moments. Il faut parvenir à en faire abstraction et, comme je le disais plus haut, se mettre en tête que beaucoup de choses doivent se négocier afin de ne pas payer 3 ou 4 fois le prix initial (pour les courses en auto-rickshaw par exemple).

Penses-tu rester longtemps à Greater Noida?

Je suis rentré en France à la fin de mon échange (septembre 2014) et ce n’est pas nécessairement l’endroit où je rêverais de m’expatrier mais j’aimerais y retourner lors de mes futurs voyages pour découvrir les régions où je n’ai pas eu l’opportunité d’aller lors de mon séjour, comme le sud de l’Inde par exemple.

Quelle anecdote t’a le plus marqué pendant ton séjour Greater Noida ?

Cette anecdote ne concerne pas directement Greater Noida mais l’une de nos excursions à Amritsar, ville située au Nord-Ouest du Penjab et qui abrite notamment le Harmandir Sahib (« Temple d’Or »), épicentre culturel de la communauté Sikh. Autre particularité de cette ville : sa proximité avec la frontière Pakistanaise, située à Wagah, où l’on a assisté à la cérémonie de fermeture du poste de frontière entre les deux pays… Un truc assez incroyable tant dans le concept que dans le contenu du « rituel » en lui-même, avec des chants patriotiques scandés de part et d’autre de la frontière et une véritable chorégraphie réalisée par les gardes indiens et pakistanais pendant plus d’une heure.

Un dernier mot, un dernier conseil ?

Finalement, cette expérience a été plutôt courte mais intense, j’ai eu la chance de voyager très souvent accompagné de locaux et en privilégiant les transports de type bus et train… assez rock’n roll dans un pays comme l’Inde mais super dépaysant. Je recommande vraiment cette destination aux personnes curieuses qui n’ont pas peur de sortir de leur zone de confort.

Merci à Bastien d’avoir accepté de partager son expérience en Inde. Posez lui vos questions dans les commentaires si la destination vous intéresse 🙂

Vivre à Greater Noida : l’exemple de Bastien
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