Interview : vivre au Pérou !

Vous avez pour projet de partir vivre quelques mois ou quelques années au Pérou ? Julie nous livre son expérience !

Le Pérou est un pays regorgeant de richesses culturelles et naturelles, sans oublier sa population accueillante. Julie y est partie après ses études pendant plusieurs mois. Découvrez son expatriation au fil de cette interview !

Vivre au Pérou !

Qui es-tu, que fais-tu ?

Je m’appelle Julie, je suis belge et j’ai réalisé un master en sociologie. Je suis revenue il y a environ quatre mois du Pérou et je suis actuellement à la recherche d’un job.

Décris-nous en quelques phrases le pays où tu es allée.

Je suis partie au Pérou. Un pays très riche en découverte puisque l’on y trouve à la fois, la côte, la Sierra (les montagnes) et la Selva (la jungle). Chaque région a ses propres types de musiques et spécialités culinaires. J’y suis arrivée à la fin de l’été, c’est-à-dire fin mars. C’est en grande partie à Lima que j’ai vécu ces quatre mois. La capitale se situe le long de l’Océan Pacifique, compte environ 9 millions d’habitants et est caractérisée par un trafic assez chaotique ainsi qu’une pollution relativement importante.
Les Péruviens sont très fiers de leurs plats. C’est d’ailleurs une des premières questions qu’ils posent quand ils rencontrent un touriste : « qué tal la comida ? te gusta ? »

Pourquoi as-tu choisi ce pays ?

Quelles étaient mes motivations ?

Au départ, relativement indécise, je ne savais pas quelle destination choisir. L’idée était de partir pour la première fois seule dans un pays en voie de développement pour vivre l’expérience de l’immersion linguistique et culturelle totale. Je voulais également apprendre une nouvelle langue et vivre une expérience de terrain après de longues années d’études. J’ai choisi le Pérou grâce aux échos très positifs d’une amie qui y est allée il y a trois ans pour travailler pour une ONG qui travaille avec les enfants des rues de Lima.

Vivre au Pérou

Es-tu partie seule ou avec des amis ?

Je suis donc partie seule sans connaître la langue… Je pense que je voulais tester ma débrouillardise.

As-tu vécu un choc culturel important ?

Le premier grand choc pour moi fut celui de la température quand je suis sortie de l’aéroport. Il faut dire qu’il venait de neiger en Belgique quand je suis partie. Durant le trajet de l’aéroport jusqu’à mon premier logement, j’entends encore le chauffeur de taxi me dire en anglais que je pouvais enlever mon pull ! Quand on vient de passer un hiver bien long dans son pays, ce n’est pas le premier réflexe, on le garde son pull !
De plus, étant donné que je débarquais là-bas sans rien connaître de l’espagnol, ce n’était pas toujours facile de comprendre son interlocuteur et de se faire comprendre.

la conduite des péruviens me faisait peur […]

Un autre choc auquel je pense est également le trafic. La place du piéton et la conduite des péruviens me faisaient peur car les conducteurs ne sont pas du tout cléments avec les piétons. A Lima, les chauffeurs sont rois contrairement à la Belgique. Ainsi, il m’a fallu énormément de concentration les premières semaines quand je traversais pour éviter la collision.

Au Pérou, les gens prennent beaucoup le bus. Il s’arrête un peu n’importe où et roule de manière assez folle. Il n’y a pas un système d’arrêt aussi systématique que chez nous. La première semaine, je me suis donc rendue à pied à mes cours d’espagnol car j’avais peur de me retrouver n’importe où dans cette énorme capitale faute de ne pas pouvoir m’exprimer pour dire au chauffeur où je voulais descendre. Conclusion : prendre le bus nécessite de pouvoir s’exprimer un minimum dans la langue locale.

As-tu facilement réussi à t’intégrer parmi les locaux ?

Oui, je pense, même si au début on ressent quand même de la frustration du point de vue de la langue car on ne sait pas s’exprimer comme on le souhaite. Ne pas pouvoir faire des blagues ou un peu d’humour était le plus frustrant pour moi au début. Les Péruviens sont très sociables et assez curieux. Ils vont facilement vers les étrangers et posent beaucoup de questions.

Vivre au Pérou

Qu’en est-il au niveau de la langue du pays ? Apprentissage difficile ?

L’apprentissage de l’espagnol est relativement facile pour les francophones. Sans aucune base, il faut un mois et demi environ pour se débrouiller. Mais ça évolue relativement vite. Le plus difficile était de comprendre les enfants des rues. C’est seulement à la fin de mon séjour que je commençais à les comprendre beaucoup mieux. Ils parlent un espagnol des rues avec des expressions et mots différents et aussi un accent différent.

As-tu fait quelque chose dans ce pays que tu n’avais jamais auparavant ?

Apprendre une langue sur le tas, manger de la viande que je n’ai pas l’habitude de manger (comme du cœur, du foie…) sachant que je ne suis pas du tout portée sur la viande en général.

Quel est ton meilleur souvenir ?

En choisir un seul est difficile, je dirais les soirées salsas avec les amis rencontrés sur place.

Vivre au Pérou

De la même manière, le pire ?

Se retrouver dans un bled paumé, seule dans un mini-bus avec un chauffeur et sans crédit sur mon portable.

Quel moment t’a le plus marqué pendant ton séjour ?

Si je dois en choisir un ce serait lors du tour organisé pour visiter le Machu Picchu. J’étais avec une amie rencontrée à Lima et nous nous sommes retrouvées en pleine forêt le long d’une voie ferrée luttant pour arriver à un point de rendez-vous avant la tombée de la nuit. Il faut savoir que le guide nous avait dit que pour notre sécurité il était préférable de ne pas marcher de nuit le long des voies ferrées.
Munies de notre sac à dos d’aventurières mais sans lampe de poche, nous nous sommes donc lancées mon amie et moi dans un sprint pour arriver le plus rapidement possible. Voyant le ciel s’assombrir, nous marchions de plus en plus vite. Le chemin n’en finissait pas et avons tout de même marché durant 45 minutes dans le noir total. Très transpirantes, nous sommes finalement arrivées à destination. L’évènement très marquant fût aussi la découverte du site du Machu Picchu le lendemain matin.

Vivre au Pérou

Quels sites et villes marquants as-tu eu l’occasion de visiter pendant ton séjour ?

Huaraz, c’est une ville située dans le nord du Pérou où l’on peut voir la cordillère Blanche et la cordillère Noire. A partir de là, j’ai réalisé un trek d’un jour qui s’appelle la laguna 69, c’est magnifique. On y voit des lacs turquoises, c’est impressionnant. Le Machu Picchu était évidemment très marquant également.

Qu’as-tu rapporté de ce pays ?

J’ai rapporté du super bon café péruvien, du pisco (l’alcool local) et également des vêtements en laine (bonnet, gants, poncho…)

Souhaites-tu retourner dans ce pays ou même y vivre ?

Oui, j’aimerais retourner au Pérou parce que j’ai adoré cette expérience et aussi pour revoir les amis péruviens rencontrés sur place. Et pourquoi pas pour y vivre un an ou deux.

Vivre au Pérou

Des conseils pour des gens qui voudraient s’y expatrier ?

Concernant le logement, si vous réservez une maison pour une période déterminée, lisez bien le contrat s’il y en a un !
J’ai été confrontée à une situation embarrassante. J’avais réservé mon logement depuis internet et le contrat était rédigé en espagnol. Je n’y comprenais rien vu que je ne parlais pas un seul mot avant de partir. Après trois semaines, j’ai voulu changer de maison car l’ambiance était assez mauvaise et le responsable me dit à ce moment qu’il est mis dans le contrat que je ne peux pas récupérer ma caution (c’était l’équivalent de 220€) car je pars avant les trois mois réservés. C’est donc une mauvaise blague !

Un autre conseil serait de ne pas hésiter à vous faire vacciner contre la rage. Il y a énormément de chiens errants surtout dans le nord.

Quel est le budget moyen par mois en moyenne pour y vivre ?

Je dirais 800€ par mois environ.

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  1. Bravo parce que sans connaître la langue, ce n’est pas évident ! Mais j’imagine qu’en 4 mois, tu as du apprendre beaucoup. Mais c’est vrai, comme tu le dis, il y a toujours un jargon local, et parfois c’est dur à saisir. Quand j’y suis allée, je parlais l’espagnol « scolaire », et dans la famille où j’étais, au début j’étais un peu paumée. Mais maintenant, je le parle couramment, que de progrès en peu de temps !

  2. Bonjour, et bravo pour cette expérience. Je fais actuellement beaucoup de recherche sur la vie des péruviens au Nord du Pérou. Serait il possible d’entrer en contact par mail avec Julie afin d’en apprendre plus ? notamment au niveau sociologique ?

    Merci d’avance.

  3. Bonjour,
    Je suis Canadienne et je suis présentement à Lima pour3 mois. J’en suis à mon 26e jour en s’il péruvien. Je suis partie tout comme toi, toute seule, avec un minimum d’espagnol. Je suis inscrite à une école et c’est vrai que c’est très difficile au début la communication, mais on finit par se débrouiller. J’ai eu des moments où je me sentais complètement stupide! Je cherchais mes mots à l’aide de mon téléphone. Google translate à été mon premier ami ici! Je vis dans le district de San Miguel, près de l’océan. C’est un endroit très secondaire et les coûts de l’appartement et de la nourriture sont beaucoup plus abordables qu’à Miraflores. Toutefois, les endroits intéressants sont un peu plus loin. J’ai choisi ce quartier pour le prix et pour sa proximité avec l’université católica, où je suis mes cours d’espagnol. Vraiment abordable et de qualité!
    Cependant, étant une femme blanche et seule en sol péruvien, je comprends mieux maintenant les avertissements d’un ami péruvien. Il ne faut faire confiance à personne! Être très prudente. Ce n’est pas mon tempérament habituel, mais ici je suis vigilante. Je ne m’empêche de rien, mais je suis catégorique, une femme seule doit être très prudente. J’ai eu quelques expériences inconfortables. Certains hommes accostent les femmes touristes. Au début, c’est très sympathique, mais il rentre assez rapidement dans ta bulle! Ici, je l’ai appris assez rapidement, aller prendre un verre avec un ami, c’est une ouverture claire pour un homme ici pour beaucoup plus! Je n’exagère pas, tu discutes avec un homme depuis 1 heure et il peut se jeter littéralement sur toi pour t’embrasser. Je précise, sans signe clair autre Que l’intérêt de discuter avec un local! Conseil : toujours demeurer dans un endroit public où il y des gens autour. Aussi, la drogue du viol est très peu cher ici, donc plutôt commune. Jamais accepter un verre de quelqu’un. De plus, il y a une autre drogue en vogue dans les bars qui agit par inhalation. Pas besoin d’une grande quantité et tu perds la carte. Les policiers ne peuvent rien faire car il n’existe pas à ce jour de moyen pour détecter la présence de cette drogue. Lorsque la personne reprend conscience, les traces ne sont plus détectables dans le sang. Conseil : toujours être avec une autre personne dans un bar.
    Pour terminer, je ne regrette pas mon choix d’être à Lima. Je crois qu’en étant prudente, ce pays reste un pays magnifique! Il y a aussi de très bonnes personnes.

  4. Articles souvent intéressants dans cette rubrique interview mais presque toujours bourrés de fautes c’est un cauchemar à lire. (Sans parler des coms…)
    Des corrections orthographiques ameneraient plus de plaisir à la lecture. Bonne continuation.

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