Itinéraire en Ouzbékistan : mon voyage sur la route de la soie

8h05, place du Régistan à Samarcande. Elle a ouvert il y a cinq minutes, il n’y a presque personne, et je me dis que c’est sûrement l’une des plus belles places que j’aie vues de ma vie. Après plus de quinze ans à voyager, je ne l’écris pas à la légère !

L’Ouzbékistan, c’est plus de 37 millions d’habitants sur 450 000 km², un peu moins que l’Espagne. Pourtant, seulement 10 000 à 20 000 Français y vont chaque année. Le pays a cinq voisins : le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Afghanistan. Petite anecdote au passage : c’est l’un des deux seuls pays au monde doublement enclavés, avec le Liechtenstein. Pour voir la mer, il faut traverser deux frontières.

J’y suis parti douze jours, de Khiva à Tachkent, en passant par la mer d’Aral. Je vous partage tout l’itinéraire jour par jour, ce qu’il faut voir dans chaque ville, le budget et mes deux coups de cœur.

Ma vidéo sur l’Ouzbékistan : Khiva, Boukhara, Samarcande et Tachkent en images.

L’Ouzbékistan en bref

  • Durée de l’itinéraire : 12 jours et 11 nuits, de Khiva à Tachkent
  • Étapes : Khiva, Noukous, la mer d’Aral, Boukhara, Nourata, le lac Aydarkol, Asraf, Samarcande et Tachkent
  • Meilleure période : septembre et octobre (environ 20°C la journée), ou le printemps
  • Visa : aucun pour les Français, jusqu’à 30 jours sur place
  • Passeport : valable au moins 6 mois après la date de retour
  • Transports : route avec chauffeur pour Khiva et la mer d’Aral, train à grande vitesse de Boukhara à Tachkent
  • Budget : circuit Selectour à partir de 2 394 € par personne, trajet depuis la France non inclus
  • Monnaie : le soum ouzbek (UZS)
  • Drone : interdit

Mon itinéraire de 12 jours en Ouzbékistan en un coup d’œil

Jour Étapes Nuit
1 Arrivée à Ourguench, visite de Khiva Khiva
2 Khiva, châteaux du désert (Toprak Kala et Ayaz Kala), route vers Noukous (140 km) Noukous
3 Route en 4×4 vers la mer d’Aral par le plateau d’Oustiourt (350 km) Yourte au bord de la mer d’Aral
4 Mouynak et son cimetière des navires, retour à Noukous (350 km), musée Savitsky Noukous
5 Traversée du désert du Kyzylkoum jusqu’à Boukhara Boukhara
6 Boukhara Boukhara
7 Nourata, lac Aydarkol, village d’Asraf Maison d’hôtes à Asraf
8 Matinée à Asraf, route vers Samarcande Samarcande
9 Samarcande Samarcande
10 Samarcande, puis train à grande vitesse vers Tachkent (un peu plus de 2h) Tachkent
11 Tachkent, dîner dans les montagnes de Chimgan (70 km) Tachkent
12 Départ de Tachkent

Jours 1 et 2 : Khiva, la perle du désert

Ruelle de la vieille ville fortifiée de Khiva (Itchan Kala), en Ouzbékistan

J’ai rarement commencé un voyage dans un aussi bel endroit. Khiva a été la capitale du khanat du Khorezm, un royaume qui a dominé cette région d’Asie centrale pendant des siècles. Aujourd’hui, sa vieille ville fortifiée a été tellement restaurée qu’elle ressemble presque à un décor de cinéma. C’est le tout premier site d’Asie centrale inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, excusez du peu !

J’ai commencé la visite très tôt le matin. Au détour d’une ruelle, je suis tombé sur un monsieur en train de peindre. Je lui ai demandé s’il vendait ses toiles. Pas du tout : c’est son hobby, il est professeur. Vu le niveau de détail, il me faudrait une vie entière pour arriver à la moitié de ça ! En Ouzbékistan, des petits talents comme lui, vous allez en croiser partout.

Vue aérienne de la vieille ville de Khiva et de ses remparts en terre

Deux bonnes surprises pour ceux qui ont peur d’être perdus. La plupart des panneaux sont traduits en anglais, parfois même en français. Et les rues sont d’une propreté hallucinante : je n’ai pas vu un seul déchet par terre. Clairement plus propre qu’en France !

Autre anecdote qui va vous parler : Khiva revendique Mohammed ibn Moussa al-Khwarizmi, un savant né au 8e siècle dans la région du Khorezm et considéré comme l’un des pères de l’algèbre. Oui, c’est à lui que vous devez vos souffrances au collège. Son nom, déformé en latin, a aussi donné le mot « algorithme ».

Khiva vue du ciel, ses minarets et ses coupoles au-dessus de la vieille ville

Le deuxième jour, en début d’après-midi, cap sur les châteaux du désert, Toprak Kala et Ayaz Kala, puis sur Noukous, à 140 kilomètres.

Que voir à Khiva

  • La vieille ville fortifiée (Itchan Kala) : un billet combiné, valable deux jours, donne accès à la plupart des monuments. Vérifiez le prix sur place, il change régulièrement.
  • La mosquée Djouma : elle n’a pas de coupole, mais une grande salle portée par 212 colonnes en bois sculpté, dont certaines ont plus de mille ans.
  • Le minaret Islam Khodja : avec ses 56 mètres, c’est le plus haut de la ville. Moyennant un supplément, vous pouvez monter tout en haut et voir toute la vieille ville.
  • Le Kalta Minor : ce gros minaret turquoise est resté inachevé. Les travaux se sont arrêtés à 29 mètres, à la mort du khan en 1855.
  • Les remparts en fin de journée : les groupes de touristes repartent vers 17h. C’est le meilleur moment pour vous balader et regarder le coucher du soleil depuis les murailles.
  • Combien de temps ? Deux jours, comme dans cet itinéraire.

Jours 3 et 4 : cap vers la mer d’Aral

Paysage désertique du nord de l'Ouzbékistan vu du ciel, sur la route de la mer d'Aral

Deux tiers de l’Ouzbékistan sont recouverts de désert. Le plus grand, le Kyzylkoum, fait 298 000 km², soit dix fois la Belgique. Vous allez y passer des heures sur la route. En chemin, vous apercevrez parfois les ruines d’un caravansérail, où les marchands de la route de la soie faisaient étape, et quelques chameaux en liberté.

Tout au nord du pays, j’ai marché sur la mer d’Aral. Oui, marché ! C’était le 4e plus grand lac du monde, aussi grand que l’Irlande. À l’époque soviétique, l’URSS a détourné les fleuves qui l’alimentaient pour irriguer des champs de coton. En quelques dizaines d’années, la mer a presque disparu, et avec elle les villages de pêcheurs, les poissons et les oiseaux qui vivaient là. Aujourd’hui encore, le coton, qu’on surnomme ici « l’or blanc », reste un des piliers de l’économie du pays, et sa récolte a longtemps reposé sur le travail forcé.

Étendue asséchée au bord de la mer d'Aral, en Ouzbékistan

La mer d’Aral se rejoint en 4×4, par le plateau d’Oustiourt, et la nuit se passe sous une yourte, au bord de ce qu’il reste de la mer. Le lendemain, direction Mouynak, surnommé « le cimetière des navires », avant de revenir à Noukous. Le programme passe aussi par le musée Savitsky de Noukous, qui conserve une immense collection d’art d’avant-garde russe et soviétique sauvée de la censure stalinienne.

L’histoire de la mer d’Aral m’a tellement marqué que je lui ai consacré une vidéo entière sur ma chaîne :

Mon documentaire sur la mer d’Aral : comment l’URSS a asséché le 4e plus grand lac du monde.

Jours 5 et 6 : Boukhara, la ville qui vit

Monuments de la vieille ville de Boukhara, étape de la route de la soie

Après une nouvelle journée de route dans le désert, vous arrivez à Boukhara, mon deuxième coup de cœur. La ville compte 250 000 habitants et a été l’un des grands carrefours de la route de la soie. Dès les premières minutes, l’ambiance change. Khiva est calme, Boukhara bouge : il y a des jeunes partout et de la vie à chaque coin de rue.

Boukhara est surnommée « la Sainte ». L’islam est arrivé avec les invasions arabes du 8e siècle, et environ 90 % des Ouzbeks sont musulmans. Vous entendrez l’appel à la prière plusieurs fois par jour, mais, pour info, la pratique reste modérée, et l’État est laïc.

En me baladant, j’ai poussé la porte d’une vraie caverne d’Ali Baba : l’atelier d’une famille de brodeurs. Le monsieur qui m’accueille représente la quatrième génération, et tout est fait à la main, à l’aiguille. Il me montre une pièce brodée par son père : sept mois de travail. Une autre a mobilisé trois personnes pendant deux mois et demi. Et contrairement à ce que je pensais, ses clients ne sont pas que des touristes : les Ouzbeks aussi achètent ces broderies pour décorer leur table. Avant que je reparte, il m’a habillé en prince ouzbek. Je n’avais rien demandé, je tiens à le préciser, mais pour la Fashion Week, je pense que je suis prêt.

Chez une famille de brodeurs de Boukhara, où tout est brodé à la main

Le soir, le programme prévoit un spectacle de chants et de danses dans la cour de la médersa Nodir Divan-Begi, puis un dîner chez le brodeur autour du plov, le plat national. Profitez aussi de la ville la nuit : comme partout en Ouzbékistan, les monuments sont illuminés et ça vaut vraiment le détour.

Monument de Boukhara illuminé à la tombée de la nuit

Que voir à Boukhara

  • Le mausolée d’Ismaïl Samani : construit au 10e siècle, c’est l’un des plus anciens monuments de la ville.
  • L’ensemble de Pai Kalyan (Poi Kalon) : son minaret de 46 mètres, construit au 12e siècle, servait aussi de tour de guet. Revenez le voir de nuit, quand il est illuminé.
  • Le bassin de Liab-i Haouz (Lyabi Hauz) : c’est là que les habitants se retrouvent le soir, sous des mûriers centenaires. Parfait pour finir la journée autour d’un thé.
  • Les coupoles marchandes : d’anciens bazars couverts du 16e siècle, où l’on trouve des broderies et des tapis. N’oubliez pas de marchander !
  • Chor Minor : un peu à l’écart, l’ancien portail d’une médersa disparue, avec quatre tourelles coiffées de coupoles bleues.
  • L’Ark : l’ancienne citadelle des émirs de Boukhara, qui abrite aujourd’hui un musée.
  • Combien de temps ? Deux jours minimum, trois pour prendre votre temps.

Boukhara, ville sainte de la route de la soie en Ouzbékistan

Jours 7 et 8 : Nourata, le lac Aydarkol et le village d’Asraf

Après les villes, place à la nature. Vous traversez la steppe jusqu’à Nourata, sa source sacrée et sa forteresse attribuée à Alexandre le Grand. Ensuite, direction le lac Aydarkol, le deuxième plus grand lac du pays après la mer d’Aral, où vous pouvez vous baigner si la météo le permet. La nuit se passe en maison d’hôtes dans le village d’Asraf, entouré par les montagnes de Nourata. Le lendemain matin, vous avez le temps de vous balader dans le village avant de reprendre la route vers Samarcande.

Jours 9 et 10 : Samarcande et ses dômes bleus

Ma vidéo sur Samarcande : le Régistan, Chakhi-Zinda et les quartiers cachés derrière les monuments.

Samarcande a plus de 2500 ans d’histoire, comme Rome ou Athènes. C’est aujourd’hui l’une des plus grandes villes du pays, avec plus d’un demi-million d’habitants, et on la retrouve même dans les contes des Mille et Une Nuits.

Bazar Siab de Samarcande et ses étals

À peine entré dans le bazar, j’entends quelqu’un crier « Bruno Maltor ! ». Je ne m’y attendais pas du tout ! Un peu plus loin, je croise un jeune Ouzbek qui me suit sur YouTube et parle très bien français, qu’il a appris à l’université. Je lui demande comment il décrirait sa ville aux Français. Sa réponse : c’est calme, c’est cool, et ce n’est pas cher.

Le Régistan (ou Registan), qui veut dire « place de sable » en persan, est entouré de trois médersas, d’anciennes écoles religieuses. C’est ici que les souverains faisaient leurs grandes annonces, et aussi les exécutions publiques. Je vous rassure, ça n’existe plus.

Place du Régistan à Samarcande et ses trois médersas, presque déserte à l'ouverture

À Samarcande, le bleu est partout, et ce n’est pas un hasard. Dans l’islam, il symbolise le ciel et la spiritualité, et le lapis-lazuli dont on tirait le pigment était rare et hors de prix. Le meilleur endroit pour l’admirer, c’est Chakhi-Zinda (Shah-i-Zinda), une longue allée de mausolées recouverts de carreaux turquoise, où l’on entre par « l’escalier du paradis ». Sous l’URSS, le lieu a été transformé en musée de l’athéisme.

Allée de mausolées aux carreaux turquoise de la nécropole de Chakhi-Zinda à Samarcande

Une chose m’a quand même dérangé. Derrière la mosquée Bibi Khanym, un mur de 5 mètres cache les quartiers où vivent les habitants. Avec mon drone, j’ai vu les maisons littéralement collées aux monuments. En passant par une des petites portes du mur, j’ai trouvé l’ambiance que je préfère en voyage. Alors si vous venez, allez voir de l’autre côté du mur.

J’ai aussi testé le covoiturage local : vous attendez au bord de la route, un particulier qui va au travail s’arrête et vous dépose plus loin. Ça a marché en quelques minutes, et j’ai donné 10 000 soums au conducteur, environ 70 centimes. Gardez quand même en tête que si des gens acceptent de vous transporter pour une petite somme, c’est souvent parce qu’ils en ont besoin.

Rue de Samarcande, côté quartiers habités

Que voir à Samarcande

  • Le Régistan : venez à l’ouverture à 8h, ou le soir pour les illuminations. Prévoyez deux à trois heures sur place.
  • Chakhi-Zinda : venez tôt le matin, c’est une astuce qui marche partout, de Venise à Paris. C’est encore un lieu de pèlerinage, donc couvrez vos épaules et vos genoux, et prévoyez un foulard si vous êtes une femme.
  • Gour-i Emir (Gur-e-Amir) : le tombeau de Tamerlan, sous sa coupole bleue cannelée.
  • La mosquée Bibi Khanym et le bazar Siab, juste à côté : c’est au bazar que vous goûterez le fameux pain de Samarcande et les fruits secs.
  • L’observatoire d’Oulough Beg : à quelques kilomètres du centre, un petit musée présente les travaux de ce petit-fils de Tamerlan, qui était aussi astronome.
  • Combien de temps ? Deux jours pleins pour l’essentiel.

Pour rejoindre Tachkent, direction la gare, magnifique et impeccablement propre. Attention, vous ne pourrez pas y entrer sans votre billet ! Le train à grande vitesse ouzbek met un peu plus de deux heures. À bord, des passagers m’ont accueilli avec un « baguette, fromage, Macron » qui m’a bien fait rire. Parti à l’heure, arrivé à l’heure : rien à redire, sauf le repas, vraiment en dessous de ce qu’on mange dans les trains français.

Jours 11 et 12 : Tachkent, la capitale la plus bizarre du monde

Tachkent, capitale de l'Ouzbékistan et plus grande ville d'Asie centrale

Tachkent n’est la capitale que depuis 1930 ; avant, c’était Samarcande. Avec 3 millions d’habitants, c’est la plus grande ville d’Asie centrale. Selon certaines sources, plus de 300 000 Russes s’y sont installés depuis le début de la guerre en Ukraine pour échapper à la mobilisation.

Première étape : le marché de Chorsu, sous une immense coupole soviétique construite en 1980. Environ 2000 commerçants y vendent chaque jour des fruits secs, des épices, du pain et du tissu. Un peu plus loin, j’ai trouvé un restaurant où l’on cuisine le plov pour 1000 personnes dans des marmites géantes. Le pain m’a coûté 60 centimes. Pour le plov, j’ai dû sortir Google Traduction pour expliquer que j’étais végétarien : 40 000 soums, soit un peu moins de 3 €, et c’était délicieux.

Ensuite, direction le métro, le premier d’Asie centrale et l’un des plus beaux du monde selon moi. Certaines stations, creusées à plus de 30 mètres sous terre, servaient d’abris antinucléaires pendant la guerre froide, et les photos y ont été interdites jusqu’en 2018. Après l’indépendance, les stations aux noms soviétiques ont été rebaptisées : « Révolution d’Octobre » porte aujourd’hui le nom d’Amir Timour, que nous appelons Tamerlan.

Station décorée du métro de Tachkent, le premier métro d'Asie centrale

C’est aussi à Tachkent que j’ai vécu ma plus grosse galère du voyage. J’avais une autorisation du ministère pour faire voler mon drone, et j’étais même le premier particulier à l’avoir obtenue. Ça n’a pas empêché une dizaine de militaires de débarquer, de me confisquer mon drone et de me retenir dans une sorte de commissariat. Il m’a fallu plusieurs heures de négociation pour le récupérer. Retenez donc ceci : en Ouzbékistan, laissez votre drone à la maison. Le ministère français des Affaires étrangères indique que son introduction et son usage sont formellement interdits et peuvent entraîner des poursuites pénales.

Dernière curiosité : Tachkent est le théâtre d’une guerre ouverte entre Pepsi et Coca-Cola. On y trouve des restaurants Coca-Cola, des cafés Pepsi, et même un parc d’attractions Pepsi en plein centre, qui reproduit Moscou, l’Égypte, Londres… et le château de Disney.

Que voir à Tachkent

  • Le marché de Chorsu, pour les épices et le plov géant.
  • Les plus belles stations de métro (ouvert de 5h à 23h). Kosmonavtlar rend hommage aux cosmonautes soviétiques, dont Valentina Terechkova, la première femme dans l’espace. Alisher Navoï a des plafonds en dômes qui rappellent les mosquées. Mustaqillik Maydoni est tout en marbre blanc, avec des lustres. Et à Paxtakor, les mosaïques représentent des fleurs de coton.
  • Le complexe Khast Imam, dans la vieille ville, qui conserve le Coran d’Osman, datant du 7e siècle et présenté comme l’un des plus anciens au monde.
  • La place Amir Timour et sa statue de Tamerlan. Juste à côté se trouve un hôtel géant construit par l’URSS dans les années 70, resté dans son jus : on se croirait dans Shining !
  • Combien de temps ? Une journée suffit.

Pour la dernière soirée, le programme prévoit une excursion dans les montagnes de Chimgan, à 70 kilomètres de la capitale, avec un dîner d’adieu sur place. Le jour 12, c’est le transfert de départ depuis Tachkent.

Adapter l’itinéraire à votre durée

Vous avez une semaine ou un peu plus ? Retirez l’excursion à la mer d’Aral (jours 3 et 4) et le passage par Noukous : après Khiva, une grosse journée de route à travers le Kyzylkoum vous amène directement à Boukhara. Vous gagnez trois jours.

Vous avez moins d’une semaine ? Concentrez-vous sur Boukhara, Samarcande et Tachkent, toutes reliées par le train à grande vitesse. Vous n’aurez pas besoin de chauffeur.

Vous avez deux semaines ? Gardez l’itinéraire complet et ajoutez un troisième jour à Boukhara, puis une journée de plus à Samarcande pour les sites un peu à l’écart.

Le circuit Selectour est personnalisable : vous pouvez demander ces variantes en agence.

Préparer votre voyage en Ouzbékistan : infos pratiques

Visa, passeport et formalités

Pas besoin de visa pour les Français : vous pouvez rester jusqu’à 30 jours sur place (c’est aussi le cas pour les Belges, les Suisses et les Canadiens). Votre passeport doit être valable au moins 6 mois après votre date de retour. À l’arrivée, vous remplissez une déclaration d’entrée et de sortie en deux exemplaires : gardez la vôtre jusqu’à la fin du voyage. Au-delà de 2000 dollars en espèces, vous devez les déclarer.

Pour tout séjour de plus de 72 heures, vous devez être enregistré auprès des autorités. Les hôtels s’en chargent automatiquement : gardez les justificatifs qu’ils vous remettent. Vérifiez les dernières consignes sur le site Conseils aux voyageurs avant de partir, et pensez à votre assurance voyage.

Quand partir en Ouzbékistan ?

Le climat est continental, avec environ 30°C en été (parfois beaucoup plus) et autour de -10°C en hiver. En septembre et en octobre, comptez environ 20°C la journée, avec des nuits fraîches. Le printemps, d’avril à juin, est l’autre bonne période.

Décalage horaire : +4h par rapport à la France en hiver, +3h en été.

Budget

Le circuit Selectour qui reprend cet itinéraire coûte à partir de 2 394 € TTC par personne pour 12 jours et 11 nuits (tarif relevé en septembre 2026), sans le trajet depuis la France. Il comprend :

  • les 11 nuits d’hébergement, dont une sous la yourte au bord de la mer d’Aral ;
  • un guide francophone et un chauffeur privé pendant tout le séjour, plus un 4×4 pour la mer d’Aral ;
  • la pension complète, du petit déjeuner du jour 2 à celui du jour 12 ;
  • les entrées des sites et musées pendant les visites guidées ;
  • le train à grande vitesse de Samarcande à Tachkent (en seconde classe) ;
  • une assistance francophone sur place 7 jours sur 7.

Restent à votre charge les pourboires, les droits de photo et vos dépenses personnelles. Avec le code « Le voyage de Bruno », vous bénéficiez de 5 % de réduction.

Sur place, la vie est bon marché. À Samarcande, les salades coûtent 2 ou 3 €. À Tachkent, j’ai payé mon pain 60 centimes et une assiette de plov un peu moins de 3 €. Pour les pourboires, prévoyez entre 100 et 120 € pour le guide et le chauffeur sur les 12 jours (voir plus bas).

Se déplacer entre les villes

Le train à grande vitesse relie Boukhara à Samarcande en 1h30 environ, puis Samarcande à Tachkent en un peu plus de 2h. Réservez vos billets à l’avance, car les trains sont souvent complets. Pour Khiva et la mer d’Aral, il faudra prendre la route avec un chauffeur : conduire soi-même est déconseillé. En ville, les taxis sont nombreux et pas chers ; négociez le prix avant de monter, ou passez par l’application Yandex Go.

Argent et carte bancaire

La monnaie est le soum (UZS). Emportez des euros en parfait état, car les billets abîmés sont refusés. Vous pouvez changer dans la plupart des hôtels. La carte bancaire n’est pas acceptée partout, surtout en dehors de Tachkent et de Samarcande, et les distributeurs manquent parfois de billets : prévoyez des espèces et retirez avec une carte sans frais à l’étranger, comme la Bourso Ultim (je compare les cartes dans mon article sur la meilleure banque pour voyager).

Internet et téléphone

Le réseau est bon dans les grandes villes, plus aléatoire dans le désert. Vous trouverez des cartes SIM locales chez Uzmobile, Beeline ou Ucell, sur présentation de votre passeport. Sinon, jetez un œil à mon comparatif des forfaits mobiles pour voyager.

Langue

On parle ouzbek, et le russe reste très présent. Les jeunes parlent de plus en plus anglais, mais avec les plus de 30 ans, Google Traduction va vite devenir votre meilleur ami. Pour moi, ça l’a été !

Tenue, photos et pourboires

Tenue : évitez les shorts, hommes comme femmes. Mesdames, prévoyez un foulard pour entrer dans les mosquées.

Photos : beaucoup de monuments font payer un droit de photo, en général entre 1 et 3 €. Il est interdit de photographier la police, l’armée et leurs bâtiments.

Pourboires : ils sont très courants pour les guides et les chauffeurs. En voyage individuel, comptez environ 5 à 6 € par jour pour le guide et 3 à 4 € pour le chauffeur.

L’Ouzbékistan est-il dangereux ?

Avant mon départ, mes proches pensaient que c’était dangereux. Je peux vous confirmer que PAS DU TOUT, même pour les femmes qui voyageront seules. Les Ouzbeks que j’ai rencontrés sont chaleureux et veulent toujours aider, même quand on ne parle pas la même langue.

Manger végétarien en Ouzbékistan

Végétarien depuis 10 ans, j’avais un peu peur, car j’avais lu que tous les plats étaient à base de viande. En fait, presque tout peut être préparé sans viande, et comme il y a beaucoup de légumes, on s’en sort toujours. Même le plov existe en version sans viande : je l’ai vu préparé de manière traditionnelle dans les montagnes.

Faire ce voyage avec Selectour

J’ai fait ce voyage en partenariat avec Selectour, le premier réseau d’agences de voyages indépendantes en France, avec plus de 1000 agences en métropole et dans les DOM-TOM. Ils m’avaient déjà accompagné en Namibie, et j’ai retrouvé la même chose : tout est organisé de A à Z, et on n’est jamais livré à soi-même en cas d’imprévu. Ensemble, nous avons créé un circuit sur mesure qui reprend cet itinéraire, « Sur les traces d’une mer disparue et des caravanes d’Orient », avec un guide francophone et un chauffeur privé pendant tout le séjour.

Le circuit se réserve uniquement en agence. Allez dans une agence Selectour, demandez le voyage de Brubru en Ouzbékistan (ils comprendront !) et donnez le code « Le voyage de Bruno » pour obtenir 5 % de réduction. Le tarif de départ est de 2 394 € par personne ; demandez-leur le prix à jour pour vos dates.

Questions fréquentes sur un voyage en Ouzbékistan

Faut-il un visa pour aller en Ouzbékistan ?

Non, les Français n’ont pas besoin de visa pour un séjour de 30 jours maximum. Il faut un passeport valable au moins 6 mois après la date de retour. Au-delà de 72 heures sur place, vous devez être enregistré, ce que font les hôtels automatiquement.

Combien de jours faut-il pour visiter l’Ouzbékistan ?

Comptez 10 à 12 jours pour voir Khiva, Boukhara, Samarcande et Tachkent avec l’excursion à la mer d’Aral. Sans la mer d’Aral, une petite semaine suffit pour les trois grandes villes de la route de la soie, reliées par le train à grande vitesse.

Quelle est la meilleure période pour partir en Ouzbékistan ?

Septembre et octobre, avec environ 20°C la journée, ou le printemps d’avril à juin. L’été est très chaud et l’hiver descend autour de -10°C.

Quel budget prévoir pour un voyage en Ouzbékistan ?

Le circuit Selectour de 12 jours coûte à partir de 2 394 € par personne, avec guide, chauffeur, hébergement et pension complète, sans le trajet depuis la France. Sur place, un repas simple coûte souvent moins de 3 €.

L’Ouzbékistan est-il un pays sûr ?

Oui. Je m’y suis senti en sécurité partout, et le pays convient aussi aux femmes qui voyagent seules. Les habitants sont très accueillants.

Peut-on payer par carte bancaire en Ouzbékistan ?

Pas partout, surtout hors de Tachkent et de Samarcande. Emportez des euros en parfait état à changer sur place et une carte sans frais pour retirer des soums.

Peut-on voyager en Ouzbékistan avec un drone ?

Non. L’introduction et l’usage de drones sont interdits et peuvent entraîner des poursuites. Même avec une autorisation officielle, mon drone m’a été confisqué à Tachkent.

Peut-on manger végétarien en Ouzbékistan ?

Oui, presque tous les plats peuvent être préparés sans viande, y compris le plov. Google Traduction aide beaucoup pour l’expliquer au restaurant.