Au printemps, d’avril à début mai, les moyennes montagnes népalaises sont tapissées de fleurs, et se retrouvent inondées de rhododendron, ce qui ajoute à la diversité des paysages.

Le Népal est tout simplement le paradis du trek, vous trouverez alors dans cet article quelques règles et conseils à respecter pour s’adonner en toute sécurité au trekking au Népal.

Tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans un trek au Népal

La bonne Période

Le meilleur moment de l’année pour faire un trek, est le printemps et l’automne. De mi-octobre à novembre, ce qui correspond à l’automne, cette période bénéficie du beau temps avec un ciel habituellement dégagé. Au printemps, d’avril à début mai, quelques neiges peuvent subsister tard en saison sur certains itinéraires. Les moyennes montagnes sont tapissées de fleurs, et se retrouvent inondées de rhododendron, ce qui ajoute à la diversité des paysages.

Réglementation, permis de trek et droit d’entrée dans les parcs

La plupart des circuits de trek sont situés dans un parc national et nécessitent un droit d’entrée. C’est le cas pour le trek du Manaslu, de l’Annapurna et celui du camp de base de l’Everest. Les billets d’entrée pour les parcs nationaux sont disponibles au bureau des parcs nationaux situé à Thamel dans l’immeuble du Tourist Service Centre. Les droits d’entrée s’élève à 15 $ pour chaque parc. Tous les randonneurs doivent enregistrer leur itinéraire en prenant une carte TIMS (Trekking Information Management System) auprès de la TAAN (Trekking Agent Association) à Katmandu. Il faut se munir d’une photocopie de votre passeport et deux photos d’identité.

Ravitaillement

La fréquence du ravitaillement influe non seulement sur le poids du sac à dos mais aussi sur l’organisation, heureusement comme pour l’hébergement vous trouverez partout de quoi vous restaurer. Cependant, prenez toujours dans vos sacs quelques barres chocolatées et des fruits secs.

Le mal des montagnes

Il est dû à une carence en oxygène, plus on monte en altitude, plus la quantité d’oxygène décroît dans l’air inspiré. Certaines personnes peuvent en souffrir à partir de 1000 m, à 2000 m la consommation maximale d’oxygène commence à diminuer et les performances s’en ressentent déjà, de 3 000 m à 5500 m les effets sont immédiats. A partir de 3500 m, il faut se limiter à grimper 400m d’altitude par 24h. Dans l’idéal, redescendre de 100 m pour dormir.

Les premiers signes du mal des montagnes sont :

• maux de tête,

• insomnies,

• vertiges,

• essoufflement  au repos,

• grande fatigue

 Dans la plupart des cas, ils disparaissent au bout de quelques jours, pour cela il faut éviter tout effort inutile, ralentir sa progression, mesurer ses gestes. Il ne faut pas boire d’alcool, mais beaucoup d’eau, de thé ou de soupes. Si les symptômes s’aggravent, il est impératif de redescendre au minimum de 500m. A titre préventif, il est conseillé de prendre du diamox à partir de 4 000 m. N’importe qu’elle personne peut être concerné, et cela ne dépend en aucun cas de la condition physique et de l’hygiène de vie.

 

trek annapurna

 L’hébergement

Si la météo et ses prévisions, la saison, et l’altitude ne permettent pas de passer la nuit à la belle étoile, plusieurs lodges sont parsemés tout au long des parcours. En règle générale, les conditions d’hébergement sont plus élémentaires qu’ailleurs. Certains lodges proposent quelques petites chambres au confort rustique, mais la plupart du temps ils convertissent la salle commune en dortoir. De plus, la majorité des lodges ne sont pas chauffés durant la nuit. Un bon sac de couchage est donc indispensable ! Attention, il est fréquent que certains hébergements soient complet et se voient obligé de refuser les trekkeurs. Renseignez-vous bien sur la fréquentation avant de vous lancer, vous trouverez toujours quelqu’un qui en revient pour vous conseiller. Les prix de l’hébergement et de la nourriture augmente avec l’altitude.

Pharmacie et secours, le minimum à prévoir

•  Couverture de survie. Pensez y : quand la surface dorée est à l’extérieur, elle protège du froid, quand la surface dorée est à l’intérieur elle protège de la chaleur.

• Sifflet

• Pansements ampoules

• Antiseptique

• Diamox, pour le mal des montagnes

• Médicaments contre la douleur et la fièvre

• Arnica Montana 30 ch. et rhus toxicodendron, contre les courbatures

• Micropure

• Antibiotiques à large spectre

• Bandage élastique

• Antihistaminique, pour les piqures d’insectes et allergies

Le matériel

Avoir son propre matériel est toujours préférable mais pour ceux qui n’en n’ont pas , le plus simple est de vous les procurer sur place à Katmandu ou à Pokhara. En effet il y a des centaines de boutiques ultra spécialisées qui vendent ou louent du bon matériel à moindre coût. Même s’il s’agit le plus souvent de contrefaçon pour les vêtements et sacs de couchages, cela n’enlève rien à leurs qualités. Par contre pour les chaussures, le mieux est d’apporter les siennes,  qui seront bien sur déjà faite à votre pied. . Avoir des ampoules représente l’un des pires désagréments lors d’un trek.

Conseil : Si vous êtes deux, prenez une tente 3 places, sinon vos sacs et chaussures dormiront dehors et prendront l’humidité ou la pluie !

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Avec ou sans guide ?

Pour partir sans guide, cela dépend évidemment du parcours choisi et de la saison. Pour le tour des Annapurna durant les saisons principales de trek, cela ne représente aucun risque, les chemins sont bien fréquentés par les locaux et les autres marcheurs.

Si vous ne voulez pas porter votre sac à dos, vous pouvez louer les services d’un porteur. Dans certaines régions, il est obligatoire de partir avec un guide. A partir du moment où l’on choisit une agence officielle, cette solution est plutôt pas mal. En effet, elle prendra en charge tous les permis, pourra vous conseiller sur les itinéraires et variantes, vous inclure dans un groupe si vous le désirez ou vous laisser seul avec votre porteur ou guide.

Faire la différence entre guides et porteurs: Un porteur s’occupe uniquement du chargement, du montage des tentes, et tâches domestiques. Le guide lui doit connaitre le terrain et les sentiers et supervise le travail des porteurs.

Des faits et gestes réfléchis !

  • Traiter son eau avec des pastilles (ex micropure) plutôt que d’acheter à chaque fois de l’eau minérale en bouteille. C’est en effet une grosse source de pollution majeure sur les circuits.
  • Attendre la fin du trek pour jeter ses déchets non-biodégradable, ne pas les enterrer.
  • Si votre porteur tombe malade et qu’il doit abandonner le trek pour être soigné ; veillez à ce qu’il soit accompagné.
  • Enregistrer vous auprès de votre ambassade avant de partir en trek.

Pensez y : avant chaque départ à l’étranger, pensez aussi à vous enregistrer sur Ariane, un dispositif mis en place par le ministère des affaires étrangères et européennes. Plus de renseignement sur Diplomatie.gouv.fr

 nepal baktapur

Et vous, quel conseil donneriez vous avant de partir faire un trek au Népal ou un trek autre part pendant un tour du monde ?

Tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans un trek au Népal
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