« Quel voyageur n’a jamais rêvé de prendre ses clics et ses clacs, de se poser à une intersection et de tendre le pouce pour partir à l’aventure ? Prenez un peu de ce sentiment, mélangez le avec une bonne dose de paysages volcaniques, rajoutez une pincée de surprises puis saupoudrez le tout avec des rencontres formidables et vous obtiendrez un voyage merveilleux au cœur de l’Islande. »

L’ISLANDE EN STOP

Les 2 mois passés dans les Alpes cet été à trekker, courir et grimper en préparation de mon voyage en Islande ont été formateurs. La météo comme partout en France a été catastrophique (on se serait cru à la Toussaint) mais qu’importe, dans ma tête ça me préparait à ce voyage d’un mois et demi sur ce petit caillou proche du cercle polaire.

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Après des préparatifs de dernière minute (achat d’un nouveau sac à dos et de vêtements techniques la veille) je m’envole pour l’Islande en compagnie de mon amie Meryl. On n’a pas beaucoup préparé le circuit mais on s’est équipé en fonction de la météo ; veste polaire, tee-shirt technique, collant thermique, gants, bonnets, veste imperméable, enfin la totale pour ne pas mourir de froid étant donné qu’on y va en Septembre/ Octobre.

Les températures avoisinent les 8 degrés à Reykjavik et le temps est à la pluie quotidienne. On installe donc la toile de tente sous la pluie dès le premier jour, au moins on sait à quoi s’attendre et ça nous permet de voir comment améliorer notre installation pour prendre l’eau le moins possible. Après avoir glané quelques infos auprès d’agences de voyages, d’offices du tourisme et de voyageurs, on se rend compte que voyager en Islande et bien ça coûte un bras. Pas moins de 100 euros par personne pour un trajet en bus, encore plus pour l’avion et il n’y a bien sûr pas de trains. Reste quelques options ; la location d’une voiture, le covoiturage ou le stop.

La météo peu encourageante nous incite à louer une voiture pour le premier trajet histoire de profiter du paysage des fjords du nord dans la région de Dalvik. Le covoiturage nécessitant d’avoir une ligne téléphonique opérationnelle sur place (que bien sûr nous n’avons pas faute de budget), nous oublierons cette option.

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Après avoir déposé notre Toyota Auris presque flambant neuve dans la ville d’Akureyri qui au passage est la deuxième plus grande ville d’Islande avec pas moins de 17000 habitants (oui je sais c’est dérisoire) nous décidons de continuer notre périple à pied et en stop pour rejoindre la ville d’Husavik un peu plus à l’Est sur la côte Nord.

On veut aller voir les baleines comme tout bon touriste en Islande avant que la période de reproduction ne se termine et qu’elles prennent le large. Au camping d’Akureyri, on fait la rencontre d’un Hollandais et d’une Japonaise qui proposent de nous déposer 40 Km plus loin sur la route 1 (c’est la route principale d’Islande, elle fait le tour de l’île en suivant la côte). Arrivés au croisement entre la route 1 et la route 85, on enfile notre sac à dos plein à craquer (plus de 20 Kg pour ma part et 15-16 pour Meryl, on a emporté beaucoup de nourriture de France pour une question de budget) et nous voilà partis pour remonter la route 85 en direction du Nord.

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De la pluie, du vent, et l’idée d’avoir 70 Km à faire pour rejoindre notre destination ne sont pas très encourageant pour ce début de trip à pied mais qu’importe nous sommes déterminé et j’ai espoir d’être rapidement pris par un automobiliste compatissant. Après une heure de marche à regarder défiler les voitures, à compter le nombre de refus qui augmente minute après minute, le moral en prend un léger coup. On savait aussi qu’en cette période il y a moins de monde sur les routes, les touristes viennent principalement en Juillet et Août pour profiter de la météo plus clémente de l’été.

Je disais donc qu’après une heure de déception à marcher sur le bord d’une route perdue de l’Islande, un 4X4 finit par s’arrêter et deux femmes nous proposent de nous emmener à destination. Leur accent me saute aux oreilles, elles sont françaises et je continue donc à leur parler dans notre langue maternelle.

Elles nous font de la place autant que possible et nous montons à bord d’un véhicule chauffé et confortable, le sourire jusqu’aux oreilles puisque cette première mission stop s’avère réussie, nous sommes soulagés. Nous arriverons finalement à Husavik dans l’après-midi, pas mécontents de quitter cette route grisâtre sillonnant à travers des plaines désolées pour découvrir une baie magnifique et une petite ville de pêcheurs où le rythme de vie transpire la tranquillité.

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Après quelques jours incroyables passés sur cette terre du bout du monde à observer les lumières du coucher de soleil illuminant la baie, à se perdre dans les couleurs miroitantes de nos premières aurores boréales en compagnie de Thierry, Fred et Oriane et à caresser du regard la nage gracieuse des baleines nous avons continué notre périple à pied en direction de Myvatn. Cette région de l’Islande est réputée pour son lac (le 2ème plus grand d’Islande), ses paysages diversifiés, ses sources d’eau chaude et ses volcans.

Nous marchons donc sur la route 87 pour atteindre la principale ville touristique de la région, Reykjahlid. Le temps est nuageux mais il ne pleut pas ce qui nous paraît être un point positif même si au final après 1 h de marche nous sommes toujours sur le bord de route. A chaque refus c’est une déception supplémentaire mais à chaque voiture pointant le bout de ses phares c’est un nouvel espoir qui renaît avec une nouvelle chance d’être pris. Je trouve que ce mode de voyage possède un petit quelque chose qu’on ne trouve nulle part ailleurs, c’est un jet de dés lancés vers l’inconnu, on ne sait ni sur quoi on va tomber, ni quand mais on sait que la surprise est toujours à l’arrivée.

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Une camionnette finit par s’arrêter sur le bas-côté et une jeune islandaise accompagnée de son Husky sibérien nous dit qu’elle fait route en direction de Myvatn, parfait en avant alors !Lorsqu’une voiture s’arrête pour vous récupérer au milieu de nulle part, il y a toujours ce petit goût de friandise qui se réveille en vous, un peu comme la sucrerie que vous attendiez des heures lorsque vous étiez gamin. Ainsi le premier pas fait vers l’intérieur de la voiture ressemble énormément aux premières saveurs qu’un bonbon vous procure en bouche. Ça vous met le sourire jusqu’aux oreilles.

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On se laisse rapidement bercer par le ballottement de la route dépourvue de bitume, les innombrables nids de poule n’arrivent pas à déloger notre regard glissant sur les décors islandais. On se perd dans les lignes et les couleurs, les falaises et les déserts, les rivières qui tranchent au milieu de plaines désertiques se transforment en cascades magistrales. Après 1h30 à l’arrière du véhicule à caresser l’adorable toutou, nous arrivons à destination et la gentillesse islandaise nous fait son plus beau sourire puisque la jeune femme nous dépose juste devant le camping où nous désirions nous arrêter. On quitte un endroit plein de charme pour en trouver un autre encore plus beau, en effet Myvatn se révèle être un trésor éclatant.

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Nous installons la toile de tente en bordure de lac à côté d’un buisson pour nous protéger du vent, j’ai rarement installé un bivouac dans un endroit aussi somptueux. Le soir arrivant nous avons pu profiter d’un coucher de soleil magnifique sur les eaux, à regarder les oiseaux migrateurs voler dans les rayons dorés du soleil descendant et entre les nuages flamboyants de la fin de journée.

Au total nous passerons une semaine complète à Reykjahlid à arpenter les plus beaux paysages de la région, à se baigner dans les bains naturels de Myvatn, à faire le tour du lac à vélo, à découvrir les collines sulfureuses de Hverir et même à courir une vingtaine de kilomètres sur le volcan éteint de Hverfell et dans les montagnes de lave de Dimmuborgir, tout simplement magnifique.

Au cours de ce cette semaine nous avons eu l’occasion de nous déplacer plusieurs fois en stop, parfois sur de courtes distances comme pour revenir des bains naturels mais croyez-moi ce trajet que nous voulions à la base réaliser à pied (tout juste 4km), s’est avéré être un véritable cauchemar dû aux milliers de moucherons agressifs qui pullulent tout l’été dans la région. Des nuées de petites bêtes volantes qui rentrent dans tous les orifices de votre visage, et sans vouloir faire de mauvais jeux de mots c’est la première fois que je me suis senti violé. Je courais presque sur le bord de la route pour éviter qu’ils me suivent alors que Meryl restait bien à l’écart de moi puisque qu’ils me suivaient tous.

Je précise quand même qu’ils sont attirés par les rejets de dioxyde de carbone, donc pas la peine de leur souffler dessus ça ne ferait que les attirer d’avantage. Bref tout ça pour dire que même 3 Km économisés peuvent s’avérer salvateurs. Nous avons aussi rencontré un couple d’allemands qui a eu la gentillesse de nous faire visiter le nord de la région avec eux, nous avons pu découvrir le lac Viti logé au fond d’un cratère et le volcan Krafla.

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La prochaine étape est la cascade de Dettifoss plus à l’Est sur la route 1, c’est celle qui a le plus grand débit en Europe et elle est réputée démentielle, on trouve un américain qui veut bien nous déposer à l’intersection mais il nous prévient qu’à cette heure de la journée plus grand monde ne va en direction de la cascade. Effectivement il est déjà 15H30 quand il nous dépose et le temps nuageux n’inspire guère les touristes à visiter les alentours, sans compter que dehors la température commence à chuter et le vent envoie des rafales horizontales de 70 Km/h environ.

Super nous voilà paumés au milieu de rien, avec personne sur la route que nous voulons prendre et poser la toile de tente va s’avérer un calvaire sous ce vent incessant. On fait finalement demi-tour pour rejoindre la route principale et continuer plus à l’Est en direction d’Egilsstadir qui se trouve à 200 Km, ça s’annonce un véritable challenge.

Nous aurons finalement la chance d’être récupérés tour à tour, par un couple de hollandais, un pêcheur Islandais d’une cinquantaine d’année puis un couple d’Islandais dans leur fourgonnette remplie d’imprimantes qu’ils s’apprêtaient à vendre. Je pense qu’ils ont pris pitié en nous voyant sur le bord de la route sous la pluie et le vent avec nos paquetages imposants. Il faut savoir attendrir le conducteur parfois pour qu’il se dise « mince j’ai de la place, ils vont dans la même direction et ils n’ont pas l’air bien méchants ces deux-là. En plus dehors il fait vraiment froid, je pourrais peut-être m’arrêter pour voir où ils vont… »

Et grâce à la providence ou peut-être juste à nos sourires éclatants quoiqu’un peu forcés par moment, nous avons pu rejoindre notre destination en quatre fois. La délivrance…

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Egilsstadir ressemble à ce qu’on pourrait appeler une ville en France, des supermarchés, des agences de voyage, des magasins spécialisés bref de quoi s’approvisionner avant le début d’un trek. Je relaterai d’ailleurs celui que nous avons fait dans un autre article prochainement et vous ne serez pas déçus je pense. Simplement ça prendrait trop de temps et d’espace dans un article dédié au voyage en stop.

Ceci dit nous avons rencontré Michel, un français actuellement en plein tour du monde qui nous a suivi dans notre trek des Fjords de l’Est entre Seydisfjordur et Borgarfjordur. Nous aurons finalement passés 3 semaines ensemble ou presque au total à voyager de la même manière. Mais pour plus de facilité à être pris en stop, Michel partait devant pour optimiser nos chances et nous nous rejoignions dans les villes d’arrivée. Ainsi entre Egilsstadir et la petite ville côtière de Seydisfjordur éloignée de 26 Km nous avons été pris par deux dames islandaises qui se rendaient à une réunion de nourrices, deux femmes très charmantes qui étaient très intéressées par nos péripéties.

Michel quant à lui a eu la surprise de faire le trajet dans un corbillard danois des années 60, le chauffeur ne parlant pas un mot d’anglais autant dire que ça a dû être un moment très spécial. Je vous laisserai lire ses récits sur son blog Michautourdumonde et suivre ses aventures autour du globe.

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Après nos 5 jours de Trek trépidants, nous sommes arrivés dans la bourgade de Borgarfjordur où il ne se passe en fait pas grand-chose, la vie tourne au ralenti dans ce coin de l’Islande et alpaguer un conducteur allant dans notre direction ressemble plus à une traversée du désert qu’à une partie de domino. 2 voitures en 2h d’attente et par chance la deuxième s’arrête, c’est un couple d’islandais d’environ 70 ans qui nous récupère dans leur petite voiture. Ils ne parlent pas un mot d’anglais mais nous parvenons à leur faire comprendre par des mimes qu’on a marché plus de 5 jours à travers les fjords le long de la côte Est et que nous rentrons maintenant à Egilsstadir.

Ce seront les seuls échanges verbaux de tout le trajet qui durera environ 1h30, encore une fois nos esprits étaient accaparés par les paysages ; des montagnes blanchies par l’arrivée de l’hiver jalonnant des plages désertes. Les mots s’enchaînaient dans ma tête mais aucun ne pouvait décrire ce que nous pouvions voir.

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Notre retour à Egilsstadir est marqué par l’arrivée d’une tempête de vent et nous décidons donc de bouger le plus vite possible vers le sud pour éviter d’avoir à camper sous des rafales à 70 Km/h. Michel comme à son habitude part devant et se fait prendre en stop assez rapidement puisqu’on ne le voit pas une fois arrivés sur la route. Je suppose que c’est l’avantage d’être seul.

Le temps passe et la pluie s’alourdit alors que nous sommes toujours sur place, Les sentiments s’entremêlent, on passe de l’espoir à l’énervement, au fou rire puis à la lassitude et c’est quand on croit que c’est la fin qu’une petite lueur vient émerger du néant.
Après 3h d’attente, deux allemands dans un camping-car prennent pitié de nous et s’arrête pour nous demander où nous allons. Notre réponse est sans équivoque : « la tempête arrive nous descendons le plus vite possible au sud-est pour avoir une météo plus clémente ».

Et de fil en aiguille ils décident de choisir notre itinéraire et d’aller jusqu’à la ville d’Höfn qui à la base n’était pas vraiment leur destination première. On échange quelques regards complices avec Meryl car la météo est devenue infernale dehors, le vent s’est accentué et la pluie semble interminable.

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Après 4h de trajet à somnoler tour à tour, nous arrivons à Höfn, considérée comme la capitale de la langoustine en Islande. Malheureusement les prix assommants ne nous laisseront d’autre choix que de manger au camping une fois de plus. On profite de la piscine municipale pour se détendre, les prix d’accès sont dérisoires et on peut profiter du sauna, des bains à remous, des piscines de différente température (37° à 41°) sans compter les toboggans pour enfant.

Notre but étant de rallier Reykjavik par la côte sud le plus vite possible, nous ne nous éternisons pas ici surtout que le mauvais temps nous suit de près. Notre prochaine étape est Vik, la ville la plus méridionale d’Islande, elle est connue pour ses plages de sable noir, ses paysages d’un autre monde et pour être la ville la plus pluvieuse du pays.

C’est la fin du mois de Septembre, les voitures se font plus rares et les touristes aussi. 250 Km nous séparent de notre prochaine étape et le temps changeant joue avec nos émotions, la pluie laisse place au soleil créant de magnifiques arcs-en-ciel autour de nous, puis vient le vent, et même la grêle alors que nous sommes sur le bas-côté, attendant une âme charitable.

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2 h d’attente toujours rien, 3 h, 4 h… Je commence vraiment à croire qu’on va dormir sur le bord de la route, je tape dans les cailloux pour faire passer le temps en regardant les étendues volcaniques tout autour, on peut même apercevoir le glacier du Vatnajokull quand le temps se dégage un peu. Une camionnette de campeurs aménagée est garée juste à côté de nous et le couple d’allemand qui voyage avec, nous propose de nous poser le lendemain à Vik si nous ne trouvons personne avant la fin de la journée.

J’espérais bien que la chance tourne en notre faveur avant la nuit mais la luminosité baisse et le front nuageux venant de la mer s’annonce menaçant, c’est dit on dort sur place. Aujourd’hui on a fait chou blanc, j’avoue être un peu déçu surtout que la nuit sera vraiment difficile, rafales de vent, grêle, pluie, sol bosselé et voiture qui passent, tout ce qu’il faut pour passer un moment d’anthologie.

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Qui a dit que voyager en stop était chose aisée ? Il faut être prêt a essuyé les refus des gens et parfois même ils vous font un salut de la main accompagné d’un grand sourire tandis qu’ils ont 3 places de libre à l’arrière de leur véhicule. Ma comparse de voyage peut en témoigner, c’est rageant. Mais nous savions dès le départ que ça ne serait pas tous les jours facile, il faut savoir l’encaisser et se projeter plus en avant pour ne pas baisser les bras.

Ainsi ce charmant couple d’allemands nous emmènera jusqu’à Vik avec quelques haltes pour admirer le glacier ainsi que les icebergs de Jokulsarlon, des sites merveilleux que je recommande à tous de découvrir.

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Et comme quoi la chance tourne, dans la même journée nous rallierons la capitale grâce à un groupe de touristes chinois qui nous déposera directement devant le camping. La dernière partie du parcours a été un moment de franche rigolade entre deux cultures que tout sépare mais malgré les incompréhensions et les différences culturelles, on a ri 2h durant. On se posait des questions tour à tour mais parfois le décryptage de nos anglais respectifs nous décochait des rires francs et communicatifs, de vrais moments Nutella comme diraient certains.

    La dernière semaine de voyage nous l’avons faite en voiture, avec un véhicule de location préhistorique pour visiter tous les sites que nous avions manqué en stop. Je dois dire que cette partie-là ne manque pas d’anecdotes croustillantes ni de bons conseils mais elle nécessitera un article à part entière.

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Au final nous aurons parcouru près de 1300 Km en stop autour de cette île fantastique qu’est l’Islande, nous réservant autant de surprises inimaginables que de situations difficiles. Cette expérience enrichissante marque un tournant pour ma part dans ma conception du voyage et je pense que pour Meryl aussi car nous avons encaissé les moments de galères parfois dans les rires plus rarement dans l’énervement mais souvent dans la découverte.

Dans la découverte d’un pays, d’un mode de pensée, dans la découverte de soi et de l’autre, dans la réussite autant que dans la peine et c’est surtout ça qu’il faut en retenir. Il faut savoir relever la tête dans les situations les plus pénibles et penser que sans celles-ci nous ne pourrions pas apprécier les instants de félicité qui arrivent ensuite.

Je tiens à remercier ma compagne de voyage sans qui tout ceci n’aurait pas pu avoir lieu et qui a su me supporter dans les situations où on aurait tout simplement pu craquer. Je pense qu’elle saura se reconnaître à travers ce texte comme tous ceux qui ont déjà vécu des expériences similaires car voyager en stop c’est avant tout une confiance en l’être humain, c’est un cap à franchir mais c’est surtout une aventure que je recommande à tous.

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