Début d’après-midi, sur le parking d’Abou Simbel. Pas un seul bus, presque personne devant les temples. Quelques minutes plus tard, je me retrouve seul face aux colosses de Ramsès II, dans ce que je considère sincèrement comme l’un des plus beaux endroits que j’aie vus de ma vie.
Avant de partir, j’avais pourtant lu partout que l’Égypte était devenue un pays à éviter. On m’avait parlé de vendeurs qui vous suivent pendant une demi-heure dans la rue et d’arnaques à chaque coin de rue. Je suis donc allé vérifier sur place pendant dix jours, du Caire à Louxor. Voici mon itinéraire jour par jour, avec ce qu’il faut voir à chaque étape et mes astuces pour échapper aux groupes.
Ma vidéo sur l’Égypte : des pyramides de Gizeh à Louxor, en passant par le train de nuit et Abou Simbel.
Durée de l’itinéraire : 10 jours et 9 nuits, du Caire à Louxor
Étapes : Le Caire, Gizeh, la nouvelle capitale administrative, Assouan, Abou Simbel et Louxor
Meilleure période : de novembre à mars, avec 20 à 25°C en journée. L’été dépasse souvent 40°C
Visa : obligatoire pour les Français, entre 25 et 30 dollars, en ligne ou à l’arrivée
Pièce d’identité : passeport ou carte d’identité valable au moins 6 mois après la date de retour
Transports : train de nuit du Caire à Assouan, puis voiture avec chauffeur
Budget : circuit Selectour à partir de 1 966 € par personne, trajet depuis la France non inclus
Monnaie : la livre égyptienne (EGP)
Week-end : vendredi et samedi
Mon itinéraire de 10 jours en Égypte en un coup d’œil
| Jour | Étapes | Nuit |
|---|---|---|
| 1 | Arrivée au Caire | Le Caire |
| 2 | Pyramides de Gizeh, Sphinx et Grand Musée égyptien | Le Caire |
| 3 | Journée dans la nouvelle capitale administrative | Nouvelle capitale |
| 4 | Quartier copte, bazar de Khan el-Khalili, embarquement dans le train de nuit | Train couchette |
| 5 | Arrivée à Assouan, temple de Philae, balade sur le Nil | Assouan |
| 6 | Route vers Abou Simbel, visite des temples l’après-midi | Abou Simbel |
| 7 | Lever du soleil à Abou Simbel, retour à Assouan, route vers Louxor | Louxor |
| 8 | Karnak au lever du soleil, rive ouest de Louxor, temple de Louxor | Louxor |
| 9 | Retour au Caire, journée dans le quartier d’Héliopolis | Le Caire |
| 10 | Départ du Caire |
Jours 1 et 2 : Le Caire et les pyramides de Gizeh

L’Égypte fait environ deux fois la France, mais 95 % de son territoire est recouvert par le Sahara. Presque toute la population vit le long du Nil, et c’est la route que j’ai suivie, du Caire jusqu’à Abou Simbel.
Première étape logique : Gizeh et ses pyramides. J’avais un peu peur de me retrouver avec la moitié de la planète au même endroit, comme au Trocadéro devant la tour Eiffel. Il est 10h, et il n’y a que quelques personnes sur la plateforme d’observation. Surtout, on peut marcher à peu près où l’on veut sur le site : très vite, je me suis retrouvé seul dans un décor lunaire. Ça fait plaisir !

La pyramide de Khéops est la dernière des sept merveilles du monde antique encore debout. Pour mesurer ses 4500 ans, une comparaison : Cléopâtre, morte vers 30 avant Jésus-Christ, est plus proche de nous que de la construction des pyramides. Et selon certaines études, quand Khéops a été bâtie, un dernier petit groupe de mammouths vivait encore sur une île de l’Arctique.

Juste à côté, le Sphinx a été taillé directement dans la roche. On entend souvent que les soldats de Napoléon lui auraient cassé le nez au canon. Faux : il manquait déjà à leur arrivée. L’hypothèse la plus retenue est une destruction volontaire au 14e siècle par un religieux qui y voyait de l’idolâtrie. La journée se termine au Grand Musée égyptien.
Que voir au Caire et à Gizeh
Le plateau de Gizeh : les pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos, puis le Sphinx. Éloignez-vous des plateformes d’observation pour trouver le calme.
Le Grand Musée égyptien : les trésors de Toutankhamon et, dans le grand hall, une statue colossale de Ramsès II. Chaque 21 février, le soleil vient éclairer son visage.
Le quartier copte : l’Église suspendue et l’église des Saints-Serge-et-Bacchus, dans le Vieux-Caire chrétien.
Le bazar de Khan el-Khalili : pour l’ambiance, les épices et l’artisanat. Pensez à marchander.
Combien de temps ? Deux jours pleins pour Gizeh, le musée et le Caire historique.
Jour 3 : la nouvelle capitale administrative
Le troisième jour, j’ai quitté les pyramides pour un endroit qu’aucun circuit classique ne propose : la ville que l’Égypte construit en plein désert, à 45 km à l’est du Caire, pour désengorger Le Caire et ses 23 millions d’habitants.
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Le chantier a démarré en 2016. À terme, la ville devrait accueillir 6 millions d’habitants, autant que l’Irlande. Son nom officiel n’est même pas encore fixé : tout le monde l’appelle la NAC, pour New Administrative Capital. Sur place, je n’avais jamais vu une ville aussi immense et aussi vide. Elle est grande comme sept fois Paris, avec des avenues démesurées et des gratte-ciel de 400 mètres. On y trouve aussi la plus grande cathédrale d’Afrique, pour les coptes, ces chrétiens d’Égypte qui représenteraient 5 à 10 % de la population.
Mon reportage dans la nouvelle capitale égyptienne, construite en plein désert.
Jour 4 : le Caire copte, le bazar et le train de nuit
Retour au Caire pour visiter le quartier copte, puis le bazar. L’endroit parfait pour vérifier si les vendeurs sont aussi insistants qu’on le dit. Résultat : on vous dit bonjour, on vous propose une photo, mais chaque fois que j’ai dit non, personne n’a forcé.

Ce qui m’a surpris, c’est le nombre d’Égyptiens qui parlent français : 3,2 millions, près de 3 % de la population. J’ai même croisé un Égyptien au français parfait. Quand je lui ai demandé quelle image les Égyptiens ont des Français, il m’a cité la rue Charles-de-Gaulle, la rue Champollion, la station Maspero. Selon lui, tout a commencé avec de Gaulle, qui a beaucoup soutenu l’Égypte.
Le soir, direction la gare pour une expérience que je voulais vivre à tout prix : le train de nuit. Il longe le Nil du Caire jusqu’à Assouan, en passant par Louxor. De l’extérieur, il n’est clairement pas le plus sexy. À l’intérieur, la cabine est vintage mais fonctionnelle, avec un lavabo et même une prise pour recharger son matériel. À deux, c’est un peu serré, mais ça se fait. Je fais 1,84 m et je rentre entièrement dans le lit, c’est déjà une victoire !
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Le dîner est inclus : du riz, correct sans plus, et cinq pommes de terre à moitié froides qui se battaient en duel dans l’assiette. Ma fenêtre ne fermait pas complètement, j’ai donc passé la nuit bien emmitouflé. J’ai quand même dormi 7 ou 8 heures, avec quelques réveils quand le conducteur freinait un peu fort. Le personnel, lui, a été adorable.
Dans mon wagon, je n’ai presque vu que des touristes. Il y a un wagon pour les voyageurs étrangers et un autre pour les Égyptiens, qui se croisent au wagon-bar autour d’un thé. Comptez environ 85 dollars par personne en cabine double, ou 130 dollars en cabine individuelle.
Jour 5 : Assouan, le temple de Philae et le Nil

Arrivée à Assouan le matin. Première visite : le temple de Philae, qui a bien failli disparaître. Une grande partie de l’année, il se visitait même en barque. Entre 1972 et 1980, l’UNESCO l’a démonté pierre par pierre pour le reconstruire sur l’île voisine d’Agilkia.
Philae est le dernier temple où l’on a vénéré les dieux égyptiens. On y trouve même le dernier hiéroglyphe connu, gravé en 394 après Jésus-Christ. Ensuite, le christianisme puis l’islam ont pris le dessus : aujourd’hui, environ 9 Égyptiens sur 10 sont musulmans.

Sur le Nil, j’ai demandé à Mohamed, guide archéologue, ce que le fleuve représente pour les Égyptiens. Sa réponse : « Le Nil, c’est les parents, le père et la mère. » Pendant des millénaires, ses crues ont déposé le limon qui rendait les champs fertiles. Trop faibles, elles provoquaient la famine. Trop fortes, elles engloutissaient des villages entiers. Pour dompter le fleuve, l’Égypte a construit au sud d’Assouan le haut barrage, inauguré en 1971 : 111 mètres de haut pour 3,8 km de long.
Son avenir inquiète le pays : en amont, l’Éthiopie a inauguré en 2025 le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique sur le Nil Bleu, qui fournit plus des trois quarts des eaux du fleuve. J’explique tout ça, carte à l’appui, dans cette vidéo :
La géographie de l’Égypte expliquée : le Nil, le désert, le canal de Suez et la nouvelle capitale.
Que voir à Assouan
Le temple de Philae : on y accède en bateau. Cherchez le dernier hiéroglyphe, daté de 394.
Une balade en felouque, le voilier traditionnel du Nil, autour des îles en fin de journée.
Les souks et un village nubien, sur les rives du Nil.
Combien de temps ? Une journée, deux pour prendre votre temps.
Jours 6 et 7 : Abou Simbel, seul face à Ramsès II

D’Assouan, il faut rouler environ 280 km vers le sud pour rejoindre Abou Simbel. Et c’est là que je vous donne mon meilleur conseil de tout le voyage : venez en début d’après-midi. La plupart des groupes arrivent vers 8h et repartent vers 13h. À partir de 13h ou 14h, il n’y a quasiment plus personne. Se retrouver seul dans un endroit pareil, c’est ça, le vrai voyage de luxe.
Regardez bien ces colosses : on dirait qu’ils font partie de la roche depuis toujours. Pourtant, tout ce que vous voyez ici est un immense puzzle. Dans les années 1950, le président Nasser lance le haut barrage d’Assouan. Problème : l’eau va monter de 60 mètres et engloutir Abou Simbel. Pour beaucoup d’Égyptiens, c’est le prix du progrès.
Une Française refuse cette fatalité : l’égyptologue Christiane Desroches Noblecourt. Elle mobilise l’UNESCO, qui n’a alors qu’une quinzaine d’années. La montagne est découpée en plus de 1000 blocs, certains de 30 tonnes, à la scie à main pour que les jointures restent presque invisibles. Les temples sont remontés plus haut, dans une colline artificielle construite autour d’un immense dôme en béton.
Le plus fou, c’est que les ingénieurs ont respecté l’orientation d’origine. Deux fois par an, le 22 février et le 22 octobre, le soleil traverse tout le temple pour éclairer le fond du sanctuaire. Les statues de Ramsès II, d’Amon-Rê et de Rê-Horakhty s’illuminent, mais pas celle de Ptah, le dieu associé au monde souterrain, qui reste dans l’ombre. Je suis arrivé une semaine trop tard ! Mais seul au milieu de ces statues, je me suis cru dans Indiana Jones.

Le programme prévoit une nuit sur place, pour revenir voir les temples au lever du soleil le lendemain avant de repartir vers Assouan puis Louxor. Pas étonnant qu’Abou Simbel figure dans mon top des plus beaux monuments du monde.
Que voir à Abou Simbel
Le grand temple de Ramsès II, avec ses quatre colosses de plus de 20 mètres et son sanctuaire.
Le petit temple, dédié à la déesse Hathor et à Néfertari, l’épouse de Ramsès II.
Le phénomène solaire du 22 février et du 22 octobre : spectaculaire, mais attendez-vous à beaucoup de monde. En 2026, 2000 visiteurs sont venus l’observer.
Combien de temps ? Deux heures sur le site, une nuit si vous voulez voir le lever du soleil.

Jours 7 et 8 : Louxor, de Karnak à Médinet Habou
Louxor, l’ancienne Thèbes, a longtemps été la capitale des pharaons. On la surnomme parfois le plus grand musée à ciel ouvert du monde, et elle reçoit plusieurs millions de visiteurs par an.
Premier coup de cœur : Karnak, le plus grand complexe religieux d’Égypte, consacré au dieu Amon. Mon réveil a sonné à 4h30, il faisait encore nuit noire au-dessus de Louxor. Le site ouvre à 6h, et en arrivant à l’ouverture, je me suis retrouvé seul dans le temple.

Mais le lieu qui m’a le plus fasciné en Égypte, c’est Médinet Habou, le temple de Ramsès III, sur la rive ouest. Il est 16h12 quand j’arrive, et il n’y a presque personne. L’Égypte vit beaucoup au rythme des bus et des croisières sur le Nil : les groupes débarquent en masse, restent quelques minutes, puis repartent. Mon astuce pour les éviter est toute simple : regardez les horaires d’affluence sur Google Maps. C’est comme ça que j’ai découvert que ce temple était très calme en fin d’après-midi.
Ici, les hiéroglyphes et les reliefs ont gardé leurs couleurs d’origine, alors qu’ils ont plus de 3000 ans. Plus de 7000 m² de reliefs sculptés racontent les victoires de Ramsès III. Pour comparer, le plafond de la chapelle Sixtine fait environ 500 m², soit 14 fois moins. Tout près, au Ramesseum, le temple de Ramsès II, j’étais carrément seul sur place.

Le programme de la rive ouest comprend aussi la Vallée des Rois, le temple d’Hatchepsout et les colosses de Memnon, avant de finir la journée au temple de Louxor pour le coucher du soleil. Devant son entrée, un seul obélisque. Il y en avait pourtant deux, et vous connaissez le second : il se dresse place de la Concorde, à Paris. En 1830, le vice-roi Méhémet Ali offre les deux obélisques à la France. Mais transporter 23 mètres et 220 tonnes de granit jusqu’à la Seine prend plus de deux ans, et la France renonce à aller chercher le second. En 1981, elle y renonce même officiellement : il restera à Louxor pour toujours.
Que voir à Louxor
Le temple de Karnak : ouvert dès 6h, dernière entrée à 16h. Venez à l’ouverture pour l’avoir presque pour vous.
Médinet Habou, sur la rive ouest : mon coup de cœur, à visiter en fin d’après-midi pour ses couleurs.
Le Ramesseum, le temple de Ramsès II, souvent désert.
La Vallée des Rois et le temple d’Hatchepsout, adossé à la falaise.
Le temple de Louxor au coucher du soleil : l’allée des sphinx le relie à Karnak sur 2,7 km.
Combien de temps ? Idéalement deux jours pleins pour les deux rives. Dans mon itinéraire, il n’y en avait qu’un, et la journée a été très chargée.
Jours 9 et 10 : retour au Caire, côté Héliopolis
Pour la dernière journée, le programme prévoit une immersion loin des sites touristiques, dans le quartier d’Héliopolis : une église de quartier, un marché aux légumes, un café populaire et un déjeuner de spécialités égyptiennes, comme le pain baladi, le foul (une purée de fèves) et la taameya, le falafel local. Le jour 10, c’est le transfert de départ.
Pour découvrir le quotidien des Égyptiens autrement, j’ai aussi tendu le micro à une femme qui vit en Égypte depuis trois ans :
Mon interview d’une expatriée installée en Égypte depuis trois ans.
Adapter l’itinéraire à votre durée
Vous avez une semaine ? Retirez la nouvelle capitale et la journée à Héliopolis. Deux jours au Caire, le train de nuit jusqu’à Assouan, Abou Simbel, puis Louxor : l’essentiel est là.
Vous pouvez ajouter une journée ? Mettez-la à Louxor. Le jour 7 est déjà bien rempli avec Abou Simbel, le retour à Assouan et la route, et une seule journée ne suffit pas pour voir les deux rives sans courir. Avec une nuit de plus, vous gardez Karnak et la rive est pour un jour, la rive ouest pour l’autre.
Préparer votre voyage en Égypte : infos pratiques
Visa et formalités
Les Français ont besoin d’un visa : l’e-visa, sur le site officiel visa2egypt.gov.eg, ou le visa à l’arrivée, payé en espèces à l’aéroport. Comptez entre 25 et 30 dollars, le visa à l’arrivée étant passé à 30 dollars le 1er mars 2026. Vous pouvez entrer avec un passeport ou une carte d’identité valable au moins 6 mois après votre retour ; avec une carte d’identité, prévoyez deux photos d’identité. Vérifiez les dernières consignes sur le site Conseils aux voyageurs et pensez à votre assurance voyage.
Quand partir en Égypte ?
De novembre à mars, les journées tournent autour de 20 à 25°C. Prévoyez une veste pour les soirées. L’été, on dépasse souvent 40°C dans le sud : en 2024, Assouan a battu le record du pays avec 50,9°C. Pendant le ramadan, le pays tourne un peu au ralenti, surtout au Caire en journée, et les pyramides ouvrent plus tard. Autre détail qui compte : ici, le week-end tombe le vendredi et le samedi.
Budget
Le circuit Selectour « Sur les traces des Pharaons » coûte à partir de 1 966 € TTC par personne pour 9 jours et 8 nuits (tarif relevé en septembre 2026), sans le trajet depuis la France ni les trajets intérieurs. Il comprend 4 nuits en hôtel 5 étoiles au Caire, 4 nuits de croisière 5 étoiles en pension complète, l’excursion à Abou Simbel, les guides francophones, les entrées des sites et les transferts privés.
Restent à votre charge le visa, les boissons, les pourboires, l’entrée à l’intérieur des pyramides et vos dépenses personnelles. Avec le code « Le voyage de Bruno », vous bénéficiez de 5 % de réduction.
L’Égypte est-elle dangereuse ?
Je ne me suis pas senti en insécurité sur cet itinéraire. Mais la situation varie selon les régions, et les conseils officiels distinguent plusieurs zones. Le Caire et la vallée du Nil entre Louxor et Abou Simbel sont classés en vigilance renforcée. Le nord du Sinaï et les zones désertiques proches des frontières avec la Libye et le Soudan sont formellement déconseillés. Le principal risque, c’est la route : les accidents graves sont fréquents et les trajets de nuit sont déconseillés. Préférez une voiture avec chauffeur aux minibus. Consultez la carte à jour sur le site Conseils aux voyageurs avant de partir.
Il existe aussi quelques petites arnaques, faciles à éviter :
- Les faux taxis, ou ceux qui ne mettent pas le compteur : commandez un Uber ou demandez à votre hôtel d’appeler un taxi officiel.
- Les « papyrus authentiques » : on ne vend pas d’antiquités dans les souks, ce sont des reproductions.
- Les photos offertes, sur un chameau devant les pyramides ou dans un temple : elles ne sont jamais gratuites, même si on ne vous le dit qu’après.
- Les faux guides qui connaissent « un endroit secret » ou un accès « fermé au public » : il n’y en a pas. Les guides officiels ont une carte du ministère du Tourisme.
Argent et carte bancaire
La monnaie est la livre égyptienne (EGP), à environ 50 livres pour 1 euro à titre indicatif. La carte bancaire passe dans la plupart des hôtels et restaurants touristiques, mais gardez des espèces pour les petits commerces et les pourboires. Retirez avec une carte sans frais à l’étranger (voir mon comparatif de la meilleure banque pour voyager).
Internet, eau et tenue
Le réseau est bon dans les villes et plus aléatoire dans le désert. Vous trouverez des cartes SIM chez Orange, Vodafone ou Etisalat, sur présentation d’une pièce d’identité, ou une eSIM (voir mon comparatif des forfaits mobiles pour voyager). L’eau du robinet n’est pas potable : buvez de l’eau en bouteille. Dans les mosquées et les églises, couvrez vos épaules et vos genoux.
Les animaux
La cause animale compte beaucoup pour moi : évitez les balades à dos de chameau ou de dromadaire, les animaux vivent souvent dans des conditions très difficiles. Le ministère du Tourisme avait annoncé en 2020 vouloir les interdire progressivement à Gizeh, mais j’en ai encore vu partout.
Faire ce voyage avec Selectour
L’Égypte n’est pas un voyage qu’on organise au dernier moment : les distances sont énormes et il faut tout caler à l’avance. Je suis donc parti en partenariat avec Selectour, le premier réseau d’agences de voyages indépendantes en France, avec plus de 1000 agences. Ils m’avaient déjà accompagné en Namibie et en Ouzbékistan. Ensemble, nous avons construit un voyage autour des grands sites, avec quelques expériences qui me ressemblent, comme le train de nuit.
Le circuit qui en découle, « Sur les traces des Pharaons », se réserve uniquement en agence, et il est personnalisable : vous pouvez ajouter ou retirer des étapes selon vos envies. Demandez le voyage de Bruno en Égypte et donnez le code « Le voyage de Bruno » pour obtenir 5 % de réduction.
Questions fréquentes sur un voyage en Égypte
Faut-il un visa pour aller en Égypte ?
Oui. Les Français peuvent prendre un e-visa en ligne ou un visa à l’arrivée, pour 25 à 30 dollars selon la formule. Il faut un passeport ou une carte d’identité valable au moins 6 mois après le retour.
Combien de jours faut-il pour visiter l’Égypte ?
Comptez 10 jours pour Le Caire, Assouan, Abou Simbel et Louxor sans courir. En une semaine, vous pouvez voir l’essentiel en reliant Le Caire à Assouan en train de nuit.
Quel budget prévoir pour un voyage en Égypte ?
Le circuit Selectour de 9 jours coûte à partir de 1 966 € par personne, avec hôtels, croisière sur le Nil en pension complète, guides francophones et entrées des sites, sans le trajet depuis la France. Ajoutez le visa et les pourboires.
L’Égypte est-elle un pays dangereux ?
Je ne me suis pas senti en insécurité sur cet itinéraire, et les vendeurs n’ont jamais trop insisté après un refus. Les conseils officiels distinguent toutefois plusieurs zones et signalent un risque routier élevé : consultez les recommandations par région sur le site Conseils aux voyageurs avant de partir.
Comment éviter la foule à Abou Simbel et à Louxor ?
À Abou Simbel, venez en début d’après-midi : les groupes repartent vers 13h. À Louxor, visitez Karnak à l’ouverture et consultez les horaires d’affluence sur Google Maps pour les autres temples.
Combien coûte le train de nuit entre Le Caire et Assouan ?
Environ 85 dollars par personne en cabine double et 130 dollars en cabine individuelle, dîner et petit déjeuner compris.



