Voyager sans argent : Les meilleurs conseils

Aujourd’hui, je vous emmène à la rencontre de Benjamin, un baroudeur qui a toujours eu pour objectif de voyager sans argent pour de nombreuses raisons. Récit intéressant, et, surtout, conseils à (ap)prendre d’urgence!

Voyager sans argent

En janvier 2010, nous sommes partis des Pays-Bas à trois, un allemand, un italien et moi-même pour tenter de rejoindre le Mexique sans un sou en poche. Au départ, ce n’était qu’un pari écologique, nous voulions démontrer que voyager en minimisant son empreinte carbone était possible. Ainsi, nous avons acheté des sacs à dos solaires, un panneau solaire pliable, un filtre à eau très puissant, nous avons pris quelques vêtements, un sac de couchage chacun, pas de tente et nous sommes mis en route avec la ferme intention de ne pas utiliser un centime. Seules exceptions, les Visas ou les urgences médicales. Nous avions une carte bancaire dissimulée dans mon sac.

autostop

Dès le début de notre voyage, nous avons compris que voyager sans argent allait bien au-delà du pari écologique. Au fur et à mesure, cette épopée se transforma en véritable voyage initiatique… une aventure pour découvrir le monde avec un autre regard, pour apprendre à recevoir, et donc à donner, à lâcher prise et à accepter la réalité telle qu’elle nous apparaissait dans l’instant présent. Je vais vous donner quelques trucs et astuces pour que vous puissiez vous aussi vous lancer dans une telle aventure.

1. Première condition pour voyager sans argent : le vouloir !

Voyager sans un sou n’est pas si difficile que ça, mais le moral est mis à rude épreuve. Il faut marcher souvent longuement, attendre parfois des heures sur le bord de la route, dormir dehors (et oui, l’hospitalité est une denrée rare de nos jours) et aussi, certains jours, se contenter de pains de la veille.
D’autres moments sont épiques, on peut se faire inviter dans une ferme écologique, dormir dans un hôtel trois-étoiles, se gaver de fruits, découvrir des plats typiques fait maisons, traverser la mer en voilier, etc…
Beaucoup de hauts et de bas, et donc, la nécessité d’être assez solide dans sa tête, de vouloir vivre cette expérience pour en profiter pleinement.

2. Il faut aussi du temps…

Pas la peine de fixer une date limite. Au départ, nous voulions arriver fin mars au Mexique et revenir en juillet. Nous étions partis en janvier. Nous sommes arrivés en décembre et je suis rentré 3 ans plus tard ! Le temps est nécessaire pour ne pas stresser, savourer les moments d’attente qui sont riches d’enseignements. Nous avons attendu une fois 5 jours sur une station-service et une autre fois 1 mois et demi avant de trouver un bateau sur l’île de Las Palmas.

enmer

3. Le déplacement

Presque la partie la plus simple. L’auto-stop est largement pratiqué et il est assez facile de se faire prendre en stop. En Europe, seule l’Espagne et l’Italie sont des contrées un peu plus difficiles à parcourir, mais on le fait quand même, souvent grâce à des étrangers. Nous avions traversé l’Espagne grâce à deux Roumains, un Ukrainien, une Française et un Argentin! Quelques petits trucs à prendre en compte :
— Ne pas faire de stop la nuit…ça fatigue et c’est plus risqué. Autant bien se reposer et commencer tout frais le lendemain matin.
— Préparer de la nourriture avant de partir pour ne pas être affamé et donc de mauvaise humeur. 🙂
— Ne pas hésiter à marcher jusqu’aux sorties des villes pour limiter les temps d’attente.
— Suivre son instinct, si vous sentez que ce type là ou un autre n’est pas cool, refusez ! Si vous êtes une fille, une vigilance extra est préférable. Prétextez que vous avez promis à votre mère de ne monter qu’avec des femmes par exemple.
— Faire confiance, il y a toujours quelqu’un qui s’arrêtera et si vous souriez, ça ira plus vite.

autostop maroc

4. La nourriture: Le plus dur n’est pas d’en trouver, mais de la demander.

Dans nos sociétés ultras individualistes, nous avons oublié de demander et, surtout, nous n’aimons pas recevoir ni quémander. C’est tout un déconditionnement et un nouvel apprentissage qu’il faut faire. Au début, pour vaincre la gêne, il est utile de préparer un petit discours, de préciser que vous faites une expérience de vie sans argent et que c’est pour ça que vous demandez les invendus…ensuite, ça aide énormément de découvrir qu’il y a effectivement des kilos et des kilos de nourritures qui se jettent à chaque instant, partout. Il y a les conteneurs de supermarché, de boulangeries…de véritables mines d’or qui ne sont malheureusement pas toujours accessibles. Le plus sûr est de demander aux patrons ou aux managers. Privilégier les établissements non franchisés, les boulangeries artisanales, les restaurants.

Demandez le patron ou le responsable.

Demander est un exercice plus fatiguant que ce que l’on peut imaginer. Il faut économiser sa salive surtout si les refus sont nombreux, les « non » sont quand même très courants (plus en Europe qu’en Amérique Latine ou en Afrique). Ne vous lancez pas dans l’explication de votre « quête » à tout-va au risque de devoir le répéter à l’employé, au sous-manager et au manager avant qu’il vous dise que le patron n’est pas là et que c’est lui qui prend les décisions.
— Raconter votre histoire, démontrez que vous n’êtes pas juste un mendiant feignant, mais que vous avez un projet, que vous avez une idéologie derrière votre démarche. Ça aide.
— Souriez…bien entendu. Comme avec le stop, ne vous énervez pas si le patron refuse, c’est son droit. Au pire, attendez la fermeture et vérifier le conteneur.
— Vérifiez bien les horaires de fermeture et convenez avec le patron de revenir pour les restes. Il est préférable de faire la tournée des commerces avant le rush vers 11 heures du matin ou 18h du soir et revenir ensuite pour les restes. Si vous arrivez trop tard le soir, le patron est souvent parti.

Pour les supermarchés, renseignez-vous sur l’heure de sortie des poubelles et soyez à l’affût.

laspalmas-contener

De manière générale, il est important de comprendre qu’il y a énormément de gaspillage et qu’il y en a pour vous et que c’est légitime de le demander.
Offrir ses services est une option, mais il faut alors envisager de rester quelques jours. Des petites pauses pendant le voyage sont conseillées. Voir avec les auberges de jeunesse, les petits restaurants ou les fermes.

5. Le logement

Nous sommes partis sans tente, mais la tente peut être très utile. Sans, il faut ajouter aux demandes quotidiennes de nourriture, les demandes de logement. Les hôtels et les auberges de jeunesse peuvent parfois accueillir en l’échange d’un service ou pas. Encore une fois, évitez les franchises. Dans les lieux touristiques, les hôtels ont des buffets et il nous est arrivé de pouvoir se servir à la fin et, en prime, de dormir dans la cour de l’hôtel (à l’abri donc).

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De manière générale, il est plus simple et plus pratique de juste dormir dehors. Moins fatiguant que de chercher à trouver un lieu. Quand il pleut, c’est plus compliqué, il y a les couloirs dans les villes, les cages d’escaliers (il faut y rentrer tard et s’y lever tôt), ou les ponts à la campagne.
Là encore, le plus dur est de demander. Il y a beaucoup de gens généreux et hospitaliers, mais ils ont peur… Après un premier contact, une fois qu’ils ont compris que nous ne sommes pas des délinquants ou des vagabonds, ils ont tendance à se détendre et les portes s’ouvrent.

Après un premier contact, une fois qu’ils ont compris que nous ne sommes pas des délinquants ou des vagabonds, ils ont tendance à se détendre et les portes s’ouvrent.

Pour se sentir en sécurité, il est bon de demander aux hôpitaux, aux pompiers (souvent très accueillants), à la croix rouge et autres organismes… Éviter la police, ils ont tendance à créer plus de problèmes qu’autre chose. Ces organismes pourront souvent vous laisser au moins dormir dans l’enceinte, et parfois, il auront des chambres ou des matelas. Surtout en Amérique Latine.
Les squats sont aussi une bonne option mais il n’y en a pas partout…dès que vous entrez dans une ville, soyez à l’affût des gens aux looks alternatifs…
Couchsurfing ou Bewelcome sont des options mais il faut en général s’organiser à l’avance, et sans argent c’est plus dur.

6. La Santé

Chacun ses habitudes. Nous n’avions rien prévu mais pas d’alcool et un régime strictement végétarien pallie certains manques de précautions. Un filtre à eau est nécessaire en dehors de l’Union Européenne, ou alors il faut demander de l’eau dans les bars et restaurants qui ont des filtres en général. Bien laver les légumes, ne pas manger quelque chose qui sent mauvais, éviter les produits laitiers périmés…

De manière générale, sans argent, l’hygiène est importante pour ne pas avoir à débourser en rentrant chez soi, ou même se faire expatrier. La fatigue et le stress sont deux incubateurs à maladie et donc à éviter au maximum!

pompiers costarica

En Europe, les portes sont très fermées, et il faut chercher les squats et les alternatifs pour trouver du soutien. Une fois sorti du Vieux Continent, tout est plus simple, les pays musulmans sont hospitaliers par nature et tout le continent américain aussi (même les États-uniens nous sont apparus bien plus hospitaliers que les Français!).
Le plus dur au final, est d’accepter son statut de «sans argent». Beaucoup auront tendance à nous qualifier de profiteurs…jusqu’à ce qu’ils comprennent la démarche et la soutiennent. Tout est dans l’attitude. Voyager sans argent n’est pas un truc pour ne pas dépenser et valdinguer gratuitement, c’est une expérience enrichissante pour découvrir le monde autrement, pour aller à la rencontre des autres (vu que nous demandons tout, tout le temps, à tout le monde, nous rencontrons beaucoup de monde), apprendre à lâcher prise, à prendre ce qui vient, ce qui nous est donné.

Au terme de mon voyage, j’ai eu l’impression de n’avoir appris qu’une chose réellement: recevoir. En apprenant à recevoir, j’ai appris la gratitude, et donc, l’amour, la compassion…et depuis, je n’ai qu’une envie : donner à mon tour ! Bon vent 🙂

Pour les intéressés et pour tous ceux qui souhaitent découvrir cette belle histoire, un ebook gratuit est disponible sur le blog de Benjamin 🙂

 

Fondateur du blog
  1. S’il y a bien une chose que j’ai apprise de notre tour du monde aussi (bon, pas sans argent mais avec 11€/jour), c’est le pouvoir de demander. On a en effet complètement oublier ça chez nous et pourtant, avec l’art et la manière (et surtout, toujours avec respect et sourire) de demander, beaucoup de gens sont beaucoup plus ouverts à des alternatives qu’on ne le pense.
    Avant de partir, nous nous étions inscrits par exemple sur des sites comme HelpX ou Workaway pour faire des échanges de services. Au final, nous ne les avons utilisé qu’une seule fois. Les nombreux échanges de services que nous avons réalisés se sont organisés spontanément, en toquant aux portes et en expliquant notre projet.

    1. Merci de confirmer avec votre expérience intéressante ! S’il y a une chose qui est sûre, c’est qu’il est préférable d’avoir un projet à présenter. Ça ouvre les portes!

  2. Super article Bruno. Je n’ai pas encore réussis à franchir le pas de voyager sans argent. Vu que j’aime me lancer des défis, je pense tenter l’expérience pendant un mois, histoire de voir ce que ça donne 😀
    Merci pour les conseils et les retours d’expérience en tout cas.

    1. Bonjour Rémi,
      J’espère que tu tenteras l’expérience ! Si tu veux en discuter un jour, n’hésite pas à me contacter !
      Bonne route!

      1. Je suis tombée sur cet article beaucoup trop en retard à mon goût. C’est magnifique, tu es inspirant. Tes mots, ta manière de voir, d’aimer. C’est un cadeau du ciel que de savoir savourer les petites choses que la vie dépose sur nos chemins, sans ne rien exiger d’autre que d’être entourer d’être humains aussi simple et spirituels que ce que nous sommes devenu avec le temps et l’expérience de vivre. Merci énormément, tu me donnes mille fois envie de voyager avec mes deux pieds et mon sac à dos.

        1. Morgane jean tu m’as grave inspirE. savoir ne suffit pas ,nous devont l appliquer et vouloir ne suffit pas ,nous devont le faire. merci

    1. Une chance que l’on puisse compter sur les autres tout court ! Cette expérience n’a pas pour but d’expérimenter la vie sans qu’il n’y ait d’argent utilisé (presque impossible aujourd’hui) mais de vivre dans une économie différente, sans échanges de valeurs…

  3. Très sympa les conseils, ils confirment le fait que je vais prochainement partir de cette façon !
    Par contre, comment avez vous fait pour passer d’un continent à l’autre, en bateau, j’imagine, mais comment vous y êtes vous pris? 🙂

    1. Bonjour Tom,
      Le plus simple (selon le point de vue) est de se rendre aux Iles Canaries, à Las Palmas, entre novembre et Janvier de préférence et de demander aux skippers et marins s’ils cherchent des coéquipiers. Ça marche bien, il faut juste parfois être patient.
      Dans d’autres endroits c’est plus compliqués mais aussi possible, visiter le port et insister, y aller tous les jours, se faire connaitre, etc.
      Il y a aussi des sites internet mais si tu n’as pas d’expérience, c’est compliqué!
      Bonne chance!

  4. Yop,

    je suis tombée par hasard sur ton site et WAAWWW c’est vraiment super, je me demandais justement si c’était faisable. Quel enrichissement ça doit être!!
    Je pense que voyager et faire le tour du monde  » à pied » est le seul rêve qui ne se dissipe pas en grandissant donc voilà ma question est-ce possible de faire cette expérience en tant que fille qui voyage toute seule?
    Je sais que je n’ai pa eu trop de mal pour les « petits » itinéraires mais je me demandais pour les GRANDS itinéraires..

    merci 😀

  5. Hello! C’est super de lire une si belle expérience. Je m’appelle Amel, j’ai 25 ans et je prépare mon départ pour un long peut être très long voyage pour le mois d’Octobre en commençant par la Nouvelle-Zélande, pour le reste de l’itinéraire on verra sur le moment 😉
    Je ne pense pas partir et voyager totalement sans argent mais avec le minimum c’est certain, de toute façon j’ n’ai pas d’économie :-p.

    Pour moi il est clair qu’apprendre à recevoir est important et qu’avec un réel altruisme, de la patience, des sourires, l’envie de rencontrer et de partager je vais faire vivre une belle expérience à la découverte…de moi et des autres!!

  6. Magnifique et j’imagine éprouvant à la fois. J’ai aussi ce rêve de partir en vadrouille, le plus dure aujourd’hui pour moi c’est de convaincre ma copine qui est + dans la recherche d’une stabilité professionnelle, elle est jeune, sort d’un BTS et veut tester le marché pour voir si des opportunités tombent. Mais moi j’ai 27 ans, j’ai ce besoin vital de partir, pour me connaître et grandir intérieurement.

    J’ai fait beaucoup d’études, certaines payantes, mais je me rends compte que la plus belle école est celle de la vie, de l’échange, du partage, de l’écoute. Je trépigne à l’idée de me lancer mais aujourd’hui je suis bloqué… si je pars c’est soit avec ma copine, soit seul ou accompagné d’inconnus qui partageront mon projet. Dans les deux dernières solutions, il faudra s’armer de courage pour affronter la séparation.

    Nicolas

    1. Bienvenu au club nico 🙂 , le plus dur et de se détacher de ceux qui nous entourent … mais je partage ta vision de la vie .. les études le travail , à quand la vraie vie de baroudeur ? Let’s go

  7. moi je pars a partir du 4 juin 2016 car mon frère se marie et que je ne veux pas rater ça. je ne pars pas « sans argent » mais je ne pars pas avec des milliers non plus je me fixe un budget de 1500 euros sur mon compte pour les jours de merde. et un retour si j ai des problème. je cherche » homme » « femme » qui veulent partir vers ma date. j avoues partir tout seul ça doit piquer vite le moral. donc si vous êtes chaud je suis de franche comté et vraiment décider a partir. n hésitez pas a me contacter sur mon mail.

  8. Salut Bruno! Très bel article qui donne très bien les grandes lignes! J’ai d’ailleurs écrit longuement sur le sujet sur mon blog 🙂 Bonne continuation à toi, au plaisir de te rencontrer un jour!

  9. salut , je suis actuellement en amerique du Sud … Au chili plus exactement depuis 2ans , et cela fais depuis septembre 2013 que je suis parti de France …. avec le projet de connaitre , les cultures differentes , et travailler dans des fermes par le Woofin aprendre des langues differentes , , j ai fais brazil , Venezuela, Paraguay ,Argentine et …Chili .
    J ai perdu un peu l inspiration depuis quelques , temps . Et j aimerais quelques conseils de voyageurs qui ont comme moi , l envie de connaitre autrement le voyage !!! et comment re-prendre mon voyage mais sans argent….si tu peu me donne plus de conseils..

  10. J’ai seulement 17 ans et je suis actuellement en suéde je vivait en France . Je me suis fais des amis es mon réve s’accomplie ! j’ai quitter la France en décembre 2015 avec mon vieux vélos et je ne le regrette pas surtout quand je voit vos actualité .. Quelles visages vont faire mes proches quand je re vienderais ?
    Je vous conseille de faire cette éxperience !

  11. Hello !

    Intéressant, mais le hic en ce qui me concerne est que je n’ai pas très envie de faire le tour du monde je voudrais voyager en europe pour commencer, et sans argent arce que je n’en ai aps, pas pour me faire des sensations écolos, bien que je saisisse tout à fait le concept, il est meme probable que je serais tentée d’en faire autant si j’vais le choix, rien que pour le sentiment de liberté et de légèreté 🙂
    maais concrètement, avec pour but de visiter les musées de Prague et du fait que je suis une femme avec un probleme de santé qui oblige la prise d’un traitement quotidien (un collyre), comment puis je adapter le truc 🙂 ?

  12. super article, sa m’aidera beaucoup je compte faire pareil
    mais rester uniquement en asie ou afrique

    et je me demandais comment vous aviez fais pour l’asie, avec les visa obligatoire ? sans argent comment faire ?
    rentrer en clandestin dans le pays, se ne me generais pas

  13. Respect !!! Rien que d’avoir eu le courage de franchir le pas et de se lancer dans une aventure comme celle-là … C’est génial et assez exceptionnel … peut importe finalement la manière et les moyens mis en œuvre pour y arriver … le principal c’est que c’était votre aventure et que vous en avez été les acteurs … vous avez trouvé la force en vous pour vous affronter !! Votre aventure, j’en suis sur, était intérieure, même si elle a pris la forme d’un exploit extérieur, elle vous a permis de renaître d’un autre état de conscience. J’ai lu votre bouquin et j’ai adoré, si seulement j’arrivais à trouver la force d’éclater les barrières mentales pour franchir le pas d’une aventure … la mienne, celle de ma femme et de mes 3 enfants … Je suis convaincu que chaque être humain a la nécessité de construire le chemin qui le mènera à se connaître lui-même et pour moi elle doit passer par un voyage en «errance» qui réclamera une totale disponibilité dans l’espace et le temps ! Merci, car vous contribuer à faire changer certaine mentalité !!

  14. C’est tellement chouette de lire une expérience pareil. Cette article m’a donné envie de partager mon témoignage de citadine, de rêveuse déconnectée de notre société actuelle, j’ai toujours eu ce rêve fou de partir, d’explorer toutes ces terres, de faire des rencontres formidables et d’apprendre à connaître un moi plus profond puis rencontrer toutes ces grandes Inconnus, bien évidemment ! Malgré tout les chemins que je prends pour construire un véritable projet professionnel dans ma vie actuelle et ce « devoir » que nous avons de « rentrer dans les clous », malgré ces efforts, tout me ramène continuellement au voyage. Pas le voyage plaisir ou touriste, non, le véritable voyage, la grande aventure d’une vagabonde ! J’ai pourtant tout pour trouver un épanouissement certain et très populaire ici (maison, boulot dodo) mais j’ai la sensation que ce n’est pas la bonne voie. Je ne saurai expliquer cet instinct ou ce petit doigt qui me chuchote tout les jours que je ne prends pas la bonne direction, que quelque chose commencera le jour où j’aurai véritablement fait mes bagages pour un grand départ. C’est une « torture » psychologique plutôt aliénante, je vous avoue. J’en parle très rarement et cet article n’est que du bonheur, j’en profitais pour y déposer un bout de pensée et de conscience. Que tout aille bien pour vous, Océane.

  15. ça a l’air super mais en revanche c’est plutôt une experience destinée aux hommes question sécurité parce que soyons honnêtes nous les femmes courons plus de dangers que les hommes en voyage.

  16. Hello. C’est juste génial!!! Je cherche des personnes intéressées pour partir à l’aventure en vélo avec juste un peu de matos et sans argent… s’obliger à aller vers les gens et demander… découvrir d’autres personnes et d’autres paysages… j’attends vos messages et propositions. Fred
    fredericuytdenhoven@gmail.com

  17. C’est vraiment génial ce que vous avez fait. Partir comme ça c’est vraiment un projet que j’aimerai entreprendre aussi, retrouver les vraies valeurs de la vie, allez à la rencontre des habitants, et partager surtout, sont vraiment des choses que j’aimerais faire ! Je passe mon bac cette année et depuis le début du lycée, je pense de plus en plus à l’idée de voyager, faire le tour du monde. Bien évidemment c’est quelque chose qui me plait depuis que je suis petite, découvrir le monde qui m’entoure. Mais cette envie est vraiment constante depuis le début du lycée. Ça va faire depuis les 2 ans et demi que je découvre la vie au travers du système scolaire, système qui a bien des failles, alors le lancer dans des études supérieures dans avoir connu autre chose n’est absolument pas envisageable ! Alors s’il y en a des commes moi, des âmes aventuriers en quetes de découverte et qui pourraient se lancer dans un tout du monde, avec un peu d’argent, le matériel de base et une folle envie de rencontre, n’hésitez pas à me contacter par mail ! Bises !
    Adresse mail : laurie.evasion@outlook.fr

  18. Cet article donne de bons conseils a prendre si on veut voyager a moindre coup.
    Je vais essayer de les appliques, cela devient un peu difficile de trouver un travail en australie actuellement. Avec la moto et les bagages j’aurais evidement quelques frais mais ces atsuces me permettront surrement de continuer sans devoir rentrer avant l’heure, merci.
    Si du monde en australie veut partager un tel road trip a moto, n’hesitez pas! timo2316@hotmail.fr

  19. Super ! Merci pour ce beau témoignage !

    Je par début avril, avec ce même projet. Sac à dos.. sac de couchage.. Et une tente bien-sûr ! Un tour du monde économe. Merci beaucoup.

  20. Bel article en effet, et encore une fois celà donne envie!
    Pour ma part j’ai apparemment un profil différent des témoignages précédents. Je viens de fêter mes 40ans, je devrais être posé en famille avec une bonne situation, être stable en fait! Oui mais non, l’envie de connaitre autre chose, le monde, de nouvelles cultures, paysages, à commencé à germer dans ma tête vers l’âge de 25-30ans…
    J’ai été stable, personnellement, en couple pendant plusieurs années, séparé puis de nouveau en couple, j’ai toujours trouvé du travail, et aujourd’hui je suis même à mon compte!
    J’ai visiblement tout pour être heureux, mais c’est presque l’inverse qui se produit. Aujourd’hui je me rend compte que c’est notre société et l’avis, le regard des autres (famille, proches, amis etc…) qui guide qui nous devons être ou ce que nous devons représenter à leurs yeux.
    On est aujourd’hui dans une société très confortable en France et par rapport à beaucoup d’autres nous sommes même des priviliégiers…
    Oui mais voilà, on ne vit plus, on ne rêve plus. Tout est pourtant là pour nous rassurer, confort social, aides, travail, etc…
    Je n’ai plus envie d’essayer de rentrer dans la « norme » pour satisfaire mon entourage. J’ai juste envie d’être moi-même!
    Alors aujourd’hui j’ai pris la décision de fermer mon entreprise d’ici quelques mois, mettre un terme à cette vie de stress, d’enjeu économique pour réaliser le rêve de mes 25 ans 😉
    J’en ai 40 aujourd’hui, j’ai toujours pensé que c’était trop tard mais il n’est jamais trop tard! Remettre quelque chose à plus tard c’est le risque de le remettre à jamais…
    Et d’ailleurs je pense que c’est le meilleur moment!!

    J’ai plus ou moins une idée de date de départ de mon voyage, ce serait entre septembre et novembre 2017, direction Amérique Latine ou Nouvelle-Zélande
    Tout peut-être modifiable d’ici là, dates, parcours, partir seul ou à plusieurs. Tout sauf l’envie de partir!
    Alors si une personne se reconnait ou pas forcément dans mon récit mais partage cette même envie d’aventure humaine, n’hésitez pas à me contacter, j’ai cru voir que celà se faisait sur des messages plus haut, mistersteph69@hotmail.fr

    Salutations
    Stéphane J

    1. Un petit message avant tout pour vous feliciter de votre aventure, de votre courage, et indirectement d’assouvir fantasmes d’une vraie vie …où l’argent ne serait plus le seul critère de réussite…voila une belle facon de voyager,bien trop facile d’afficher les multiples pays visités quand le seul effort qu’on a fourni consiste a monter dans un avion et de s’installer sur les transats d’un club de vacances coupés de la vie locales car trop insecurisante où decalé des brochures de pub…la vraie aventure se merite,elle ne s’achete pas.
      J’ai pour ma part voyagé un tout petit peu mais j’ai rencontré ma grande aventure en partant 4 mois dans les pyrenees espagnoles loin de tout…pas d’eau au robinet,pas d’elec..enfin pas de confort tout court mais j’y ai rencontré des gens qui vivent en marge (comme on dit) et qui m’ont apportés tant d’amour que cela a changé ma vie à tout jamais…
      J’ai quitté ce pays suite a un divorce destructeur apres 24 ans de vie commune avec la mere de mes deux fils ,la vie ,le temps ,le carrierisme de mon ex…m’ont confrontés au JUges aux affaires familiales et l’ignominie de la justice en generale mais une lueur d’espoir residait en moi,celle qu’il existait forcement de la beauté quelque part….pour moi c’etait la montagne loin,le plus loin possible des villes ….
      Je ne sais pourquoi je suis parti la haut,je ne connaissait rien ,une petite recherche sur internet sur les villages abandonné et quelques jours pour preparer le paquetage ….meme cela a parfois été dur ,le froid surtout,je ne regrette rien….j’espere recommencé bientot ….j’y pense presque tout les jours …
      Dans ma vie « d’avant » j’avais tout,la famille ,les 2voitures ,le combi,le pavillon de 120m2 ,le jardin …meme un bateau….de tout cela ,il ne me reste rien (a peine si j’ai un message de mes fils(10 et13 ans) pour nouvel an….mais malgré tout, l’homme est plein de ressource insoupçonnées ….je n’ai plus rien mais je suis bien plus riche qu’auparavant….il me reste ma liberté et mes souvenirs …cela aucun juge et aucun huissier ne pourront me les enlever…
      Voila juste ma contribution et mon partage d’experience…encore une fois ,parfois c’est dur mais c’est le prix a payer pour connaitre le gout et le sens réel de la vie en liberté…

      Amicalement.

      Greg( pas le millionnaire…enfin pas en euros )

  21. j’ai vraiment aimé et je vous remercie pour cette opportunité que vous donnez à plusieurs de realiser leurs reves.j’ai 25 ans,je suis etudiant et fréquente une ecole canadienne delocalisée au cameroun. le comble c’est que la programmation informatique que je fait s’etend sur 02 ans au cameroun et 02 ans au canada. je finirais mes 02 ans (soutenance) en septembre 2018;après quoi,je compte aller finir mon cycle de formation au canada. cette page m’aide beaucoup dans ma phase de preparation.je vous remercie.

  22. Salut ! Je veux voyager pour le Canada mais j’ai pas l’argent !! J’ai 20ans mais moi je n’arrive pas avoir un bon travail dans mon pays et je suis décidé d’aller me chercher ailleurs notamment au Canada !! Aide moi avec vos conseils j’en besoin !!

  23. salut je suis vraiment intéresser et je crois pouvoir tenter le coût histoire de vivre une nouvelle expérience voir un nouveau défi.
    dis, ben, comment te contacter j’ai besoin des conseils au faite.

  24. Bonjour ! J’ai beaucoup aimé ce blog mais là je suis en aventure en Afrique et c’est très compliqué par ici surtout sans argent. Quels sont tes conseils pour moi ? J’espère te lire bientôt
    Merci

  25. Trop émouvant ton récit, ça me donne envie d’essayer. J’adore votre passage sur le recevoir, la gratitude et l’envie de donner. Bref, trop cool

  26. Je trouve plutôt ce voyage comme un itinéraire de trois anges qui ont atterri pour donner des leçons humaines aux hommes.

    Sara de l’Iran, un pays dans lequel il y a beaucoup de jeunes qui ont peur du voyage

    Bonne chance cher Ben et merci beaucoup

  27. Hum perso je trouve ça tellement indécent et hypocrite…. J’ai rencontré beaucoup de gens (des français en grande majorité !) qui voyageaient comme ça en Amérique du sud. Souvent ils profitait de la générosité des locaux bien moins aisés qu’eux ou même d’autres voyageurs, qui eux, galeraient pour payer leurs nourriture ou l’hébergement ! Et le pire c’est qu’ils font la morale aux autres en disant qu’ils rejette le « modèle consumériste du monde occidental »… Mais parlons sérieusement 2 minutes, en fait vous profitez juste de la générosité de gens qui EUX n’ont pas d’autre choix que de trimer toute leur vie pour ne serait-ce que manger à leur faim. Ça me révolte et ça montre bien à quel point l’indécence des occidentaux est parfois sans limites…
    Cet article du Monde devrait vous intéresser et peut-être vous faire prendre du recule sur votre démarche très discutable : https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/04/12/le-begpacker-dernier-ne-du-tourisme-sans-gene_5110289_4832693.html

  28. Cela fait un moment que cette envie me ronge moi aussi…mais ce n’est pas le voyage qui me fait peur, mais l’après, une fois que tu as atteind ta destination, qu’as-tu fais ? Es-tu rentré chez toi ? As-tu travailler ? C’est plus ceci qui me fait hésité…mais tout ce temps a attendre et ne pas le faire, j’ai l’impression de stagner et de perdre mon temps :(…

  29. J’ai moi-même cette envie de partir depuis fort longtemps. À force d’attendre, j’ai cette folle impression de perdre du temps. La seule chose qui m’a surtout bloqué ces dernières années est ma santé fragile mais mon combat pour vivre m’a renforcé cette idée de voyage.

    Je ne sais pas s’il faut avoir peur de la destination et de l’après. J’ai très peu bougé de mon village dans ma vie — et c’est peut-être pour ça que je pense comme ça — mais je suis de l’avis que, ce qui compte, ce n’est pas la destination mais bien le voyage et que les choses seront plus claires une fois la destination atteinte.
    Après, je dis ça sûrement parce que je n’ai pas d’idée précise d’où je veux me rendre et que seul le fait de découvrir et voir le monde sous un autre angle me suffit amplement.

    En tous cas, j’espère que tu réaliseras ton désir de voyager et que tes peurs sur l’après ce seront dissipées ^-^

    Courage.

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