On entend souvent dire qu’on doit aimer ce qu’on fait pour être heureux, et, comme le dit si bien Confucius : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

Aujourd’hui, nous reçevons un article invité de Marie France, jeune retraitée quebecoise qui a fait un choix important dans sa vie : Tout quitter pour voyager. Texte touchant, et plein de sens. N’hésitez pas à vous rendre sur son site ou sa page Facebook !

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Par le passé, mon mari et moi avons aimé certains de nos jobs, moins d’autres, et on a changé plusieurs fois d’employeur et de ville, tout en travaillant au Québec…

Mais, il y avait toujours un petit quelque chose qui nous tiraillait.

Alors un bon matin, de retour d’un long voyage en Asie, nous avons décidé de monter notre propre business. Le projet: Quitter Montréal (Québec, Canada) pour aller occuper des maisons, un peu partout dans le monde.

Ainsi, on offre officiellement nos services de gardiens (home-sitters) à titre de gens responsables, honnêtes et flexibles, ayant des antécédents sérieux. Quand on explique ça à certains gens, on reçoit des questions du genre : « Mais. .. où, quand, comment, pourquoi… blablabla ?« 

Kili

En effet, je vous le demande …

  • Pourquoi quitter le Québec (avec sa neige, le froid, la gadoue, 6 mois par année) ?
  • Pourquoi lâcher un bon travail (saisonnier où je faisais des semaines de + de 60 h pendant les beaux mois d’été, alors que tout le monde prenait des vacances, au point où mon chum (copain en quebecois) avait besoin d’une photo pour me reconnaître. Un travail dont j’avais graduellement fait le tour et où je fatiguais, mon corps vieillissant) ?
  • D’où me vient ce besoin intense de vouloir changer de vie (trop métro-boulot-dodo) ?
  • Quand dois-je et puis-je quitter cette amie fidèle (qui ne demande pourtant qu’à me voir heureuse) ?
  • Où dois-je aller voir ma famille (1 ou 2 fois par année – que je ne visite maintenant que par téléphone ou mieux, par skype ou facebook…) ?
  • Où irons-nous vivre ? (si ce n’est dans la maison qu’on gardera)
  • Comment se faire connaître ? (sinon en travaillant fort, en faisant notre pub)
  • Quand allons-vous revenir ? (S.V.P. Laissez-nous partir, avant de parler d’un éventuel retour ! ;-))

Ouais ! Poser les questions, c’est avoir les réponses. Rester dans mon pays, signifiait choisir la facilité, le connu, la sécurité, la stabilité… et l’ennui !

Moi, j’aime quand…

  • Ça bouge ! (comme à David, petite ville du Panama, ou à Singapour, ou Chicago,… )
  • J’ai mal aux yeux d’avoir trop regardé (tous ces drapeaux de prières flotter sur les flancs de l’Himalaya, ou encore ces maisons à Portofino en Italie)
  • Je suis tellement fatiguée d’avoir marché toute la journée que je dors comme un bébé (sur le sol dur d’une tente du Kilimanjaro en Tanzanie, ou encore dans la chambre d’un ronfleur dans une auberge jeunesse à Amsterdam
  • Je regarde de nouveaux visages qui sourient dans toutes les langues – le sourire, ce langage universel… (au Népal, dans la brousse africaine ou encore au Nouveau-Brunswick)
  • J’observe d’étranges insectes qui, en me montant dessus, me considèrent comme une nouvelle amie (au Costa Rica ou en Indonésie)
  • Je découvre de nouvelles mauvaises herbes et me demande si je peux y toucher sans danger (à Villandry en France ou à Sapa au Vietnam)
  • Je constate que nos méthodes et outils de travail ne sont pas universels, et me dis qu’ils vont peut-être nous manquer (comme en Malaisie ou en Thaïlande)
  • Je vois tous ces rituels inconnus pour moi jusqu’à ce jour (comme les crémations à Varanasi en Inde, ou les processions religieuses du Portugal)
  • Je tolère me faire flouer de quelques dollars chez le dernier marchand (à Louxor en Égypte) et regrette que tout le monde ne soit pas aussi honnête que… l’autre commerçant qui me court après pour me ramener ma tablette électronique oubliée sur son comptoir (à Siem Riep au Cambodge ou à Bruges en Belgique)
  • Je dois constamment laver des résidus sur ma peau (comme au sortir d’une mer salée 😉 – Miami, Punta Cana en République Dominicaine, à Phuket en Thaïlande, …)

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Et mon amoureux là-dedans…

Mon chum (si vous avez lu plus haut, vous savez ce que ca veut dire maintenant!) est moins passionné que moi de découvertes, de voyages, de rencontres de gens, d’apprentissage de différentes langues et cultures. Luc est très rationnel, moins rêveur et a besoin d’une certaine sécurité financière. Mais il a une grande passion… moi. Si l’amour se limitait à des regards tendres, à des paroles enchanteresses, à des intentions sans suivis… serait-ce vraiment de l’amour ?

Après de longs calculs, il évalue la longévité de notre projet sans aucun revenu. Puis, son verdict tombe : tu veux partir, je t’aime, notre projet n’est pas impossible, alors je te suis… inconditionnellement.

Nous sommes donc partis du Québec depuis septembre 2012. Nous sommes actuellement au Costa Rica. Qui sait où nous serons demain…

Luc panama

Ouais ! Confucius avait raison. J’adore mon nouveau travail. Et finalement, ma vie serait bien ennuyante si je ne pouvais pas faire ce que j’aime à chaque jour.

Découvrez d’autres récits sur notre blog voyage. Et vous, avez vous déjà rêvé de tout quitter pour partir vivre à l’étranger ?

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