Qui n’a jamais entendu parler du Salar d’Uyuni en Bolivie ? Eblouissant désert de sel et, soit dit en passant, le plus grand au monde !

Cela fait des années que je rêve de me rendre au Salar d’Uyuni, mais trop souvent découragée et ce sur plusieurs aspects : l’éternel aspect financier, également en ce qui concerne la distance, les conditions de vie mais aussi évidemment, les fameux commérages. Un peu sur un coup de tête, j’ai décidé que cette année, je partirai, qu’importe ce qu’on en dit. Et bien chers amis du bout du monde, sachez que se rendre au Salar est en fait un jeu d’enfant. Voici pour vous tous les conseils et astuces fraîchement recueillis pour se rendre en toute sécurité au merveilleux et grandiose Salar d’Uyuni !

Mais, avant de nous envoler ensemble, découvrez cette vidéo de la Bolivie qui devrait vous faire rêver :

Salar d’Uyuni

Où séjourner ?

Parlons peu, parlons bien. Il existe plusieurs façons de rejoindre le Salar et plus les possibilités sont multiples, plus il est facile de s’y rendre ! Après avoir mis de côté un peu d’argent pour s’acheter un billet en direction de l’Amérique du Sud, vous avez le choix du pays où séjourner avant de rejoindre le Salar. Evidemment, vous devez séjourner dans un pays qui touche la Bolivie, ça peut donc être le Pérou, le Chili, l’Argentine, le Brésil ou encore le Paraguay. Pour des raisons pratiques, nous allons rayer de la liste le Brésil et le Paraguay comme connexion avec la Bolivie. Bien sûr, vous pouvez rejoindre le Salar directement de Bolivie, mais autant faire un autre pays avant étant donné que le tour pour s’y rendre coûte le même prix partout.

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Pour ma part, j’ai choisi de séjourner à San Pedro de Atacama, sublime petit village chilien de 2000 habitants qui regorge de merveilles et qui ne se situe qu’à 20 minutes de la frontière chilienne et à seulement 307 kilomètres du Salar !

Pour voir le Salar recouvert d’une fine couche d’eau, il vous faut vous y rendre durant la saison des pluies, à savoir en mars. Toutefois, renseignez-vous sur la hauteur de l’eau car lorsque celle-ci dépasse les 30 centimètres, une partie du Salar est fermée au public et il est alors très difficile d’y accéder.

Choisir son agence

Nous en venons à ce qui m’a posé le plus de problèmes : l’agence. Impossible de trouver des réponses fiables sur la toile. Pour une même agence, certains disaient blanc lorsque d’autres disaient noir, très difficile de s’y retrouver dans ces moments-là. J’ai donc établi une liste sur place des agences à favoriser et d’autres à oublier absolument ! Mais comment savoir qu’une agence est meilleure qu’une autre ?

Tout d’abord, un tour en Bolivie en dessous de 100 euros, ou les atteignant à peine, est un tour dont il faut se méfier ! Ayez bien à l’esprit que tout est compris dans le tour, que ce soit le logement, les transports, la nourriture. Ne misez surtout pas sur l’agence la moins chère, au contraire ! Quitte à payer plus cher, favorisez à tout prix la qualité ! Nous sommes dans des pays relativement pauvres, gardez bien à l’esprit qu’un confort minimum est requis !

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Vous trouverez énormément d’agences proposant un tour en Bolivie (celui-ci varie de trois à quatre jours), pour bien être renseigné, demandez à ce qu’on vous décrive avec précision ce que vous allez visiter durant les trois/quatre jours et les endroits où vous dormirez ! J’insiste sur ce point car les conditions de vie en Bolivie sont extrêmement difficiles. Je veux bien sûr vous parler des températures qui, même en journée, sont très rudes. La nuit, vous tomberez à -20 degrés, il est donc primordial de loger dans des endroits décents ! Il n’y a ni chauffage, ni eau chaude et parfois même, il n’y a pas d’eau !

Misez sur la propreté, le confort et la nourriture. Pour cela, l’agence Cordillera Traveler est très professionnelle. Cette dernière propose le tour de quatre jours à 140 euros (le prix le plus cher sur le marché) mais cette agence est toutefois reconnue pour être la plus fiable et la plus correcte. En ce qui concerne l’agence Estrella del Sur, les avis sont très mitigés. Etant donné que vous passerez le plus clair de votre temps avec le chauffeur du 4×4, le bon déroulement du tour dépend essentiellement de lui. Estrella del Sur n’est pas une mauvaise agence en soi, mais de nombreux problèmes se sont présentés avec leurs chauffeurs. Pour 20 ou 30 euros de différence, ne lésinez donc pas sur la qualité.

Pour la petite histoire, si mon voyage semble s’être déroulé à merveille, c’était sans compter sur Colque Tour. Cette agence propose différents tours, dont le tour San Pedro de Atacama-Uyuni. Moment historique, il a neigé à San Pedro durant mon séjour, rendant inaccessibles de nombreux sites durant plusieurs jours. J’allais bientôt quitter San Pedro et je tenais à visiter les Lagunas Altiplanicas avant de partir, je me suis donc tournée vers de nombreuses agences qui m’ont expliqué qu’il fallait attendre plusieurs jours car tous les accès étaient bloqués à cause de la neige. Toutes me l’ont dit, SAUF Colque Tour. J’ai discuté avec le patron, celui-ci m’a affirmé que tout était ouvert et que l’on m’avait raconté des bêtises. Naïve, je l’écoute et paye la somme – non négligeable – de 20 000 pesos (aucun prix étudiant à cette agence). Le lendemain, lever à 4 heures 30 du matin, j’attends le van qui finit par arriver (en retard) et c’est parti pour deux heures de route. Ce n’est qu’en arrivant sur place que le chauffeur nous annonce très paisiblement que nous ne pouvons accéder aux lagunas à cause de la neige. Nous faisons donc demi-tour aussi tôt (soit 4 heures de route) et rentrons à l’agence. Sur place, impossible de se faire rembourser. Nous demandons à parler au patron, celui-ci faisait mine de ne pas comprendre et nous répétait en nous coupant la parole qu’il n’y était pour rien, que c’était la faute de la nature et non la sienne. Lorsqu’on est une agence, on se doit d’être tenu au courant des conditions météorologiques et, surtout, de dire la vérité à ses clients ! Ce manque de professionnalisme me reste encore en travers de la gorge alors méfiance !

Comment se déroule le tour ?

Ayant été seulement prévenue à la frontière bolivienne, voici les éléments les plus importants qui vous seront dits en Bolivie : pendant trois/quatre jours, il est impossible de communiquer, les téléphones ne servent donc à rien (j’ai toutefois eu du réseau en plein Salar, allez savoir pourquoi). L’électricité ne fonctionne pas toute la journée, vous ne pourrez donc que TRES rarement recharger votre appareil photo, faites donc bien attention et économisez le plus possible afin de ne pas vous retrouver en rad de batterie une fois arrivé au Salar. Egalement, vous serez par groupes de six et les guides ne manqueront pas de vous rappeler qu’il vous faut agir en union. Les conditions sont difficiles, non seulement il fait extrêmement froid, mais vous logerez en altitude (jusqu’à 4800 mètres la première nuit) ce qui n’aide pas à passer une bonne nuit, j’en ai fait les frais. Il faut donc s’entraider au maximum et être altruiste.

Voilà, après avoir décrit les petits côtés négatifs, passons à l’agréable ! Que ce soit pour n’importe quelle agence, votre tour se découpe majoritairement en trois jours. Vous quittez le Chili pour la Bolivie. Il n’y a désormais plus de route, vous êtes en pleine nature et vous allez maintenant en prendre plein les yeux durant trois jours consécutifs !

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Premier jour :

– Laguna Blanca

– Laguna Verde

– Desierto de Dali

Deuxième jour :

– Desierto Siloli

– Laguna Colorada

– Laguna Honda

– Laguna Chiarcota

– Laguna Cañapa

– Salar de Chiguana

Troisième jour :

– Salar de Uyuni

– Isla Incahuasi

– Colchani

– Uyuni

La première nuit se passe dans une maison d’hôte au beau milieu de nulle part. Il y fait tellement noir la nuit qu’il est possible de voir à l’oeil nu la voie lactée : sans aucun doute l’une des plus belles choses que j’ai pu voir avec le Salar. La deuxième nuit se fait dans un hôtel de sel ; tout – y compris le sol – est en sel. Le côté pratique de la chose est à revoir mais c’est à faire au moins une fois. La troisième et dernière nuit se fait à Uyuni, dans un hôtel du centre-ville.

Le Salar d’Uyuni

Les deux jours précédents le désert de sel vous préparent en vous offrant des paysages somptueux mais vous font aussi attendre le plus important : le Salar. J’aimerais pouvoir vous dire ce que l’on ressent une fois le pied posé à terre, en tournant autour de soi pour n’y voir que du sel à perte de vue. C’est une impression de majesté infinie, de petitesse face à cette immensité mais aussi de bonheur à l’état pur. Voici pour vous un extrait de mon carnet de voyage, en espérant que cela vous donnera encore plus envie de vous y rendre et, surtout, de vous faire une idée sur ce que l’on peut ressentir une fois le Salar face à nous.

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Nous nous rapprochons de plus en plus, jusqu’à ce que la terre et les montagnes disparaissent tout à fait pour ne laisser place qu’à une gigantesque étendue de sel. J’ai du mal à en croire mes yeux, c’est encore plus impressionnant que ce que je m’étais imaginé. Ca y est, nous y sommes, nous roulons dans le plus grand désert de sel au monde. Je sens ma mâchoire tomber et mes yeux s’écarquiller à tel point qu’ils en viennent à me brûler : jamais de ma vie je n’aurais cru voir une telle chose. En descendant de la jeep, j’ai senti le sel craquer sous mes pieds. Je suis là, dans ce Salar infini, la main devant les yeux pour me protéger d’un soleil qui ne m’avait jamais tant éblouie. Un silence de plomb s’est installé, plus personne ne parle. Nous regardons autour de nous, certains sourient, d’autres se pincent les lèvres. Personne ne parle, non, mais nous pouvons tous comprendre ce qui se passe à cet instant dans l’esprit de chacun. Nous pouvons le comprendre, mais nous ne serions capables de l’expliquer.

Si vous êtes tentés par d’autres destinations, n’hésitez pas à faire le tour de notre blog voyage, vous y trouverez toutes les informations nécessaires afin de préparer un séjour inoubliable !

Salar d’Uyuni : du rêve à la réalité !
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