Safari, un mot qui a obtenu une connotation très péjorative avec le temps. On imagine tout de suite un groupe de riches touristes habillés comme «des chasseurs» qui sont à la recherche d’un nouveau trophée pour leur maison de campagne. Heureusement pour les voyageurs, il est possible de réaliser un vrai safari pour un prix abordable tout en respectant la faune et la flore africaine.

Partons pour l’Afrique !

L’évolution du safari africain

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crédit photo : http://www.africanbudgetsafaris.com/blog/what-is-a-safari

Le mot safari vient du terme swahili qui désigne «un voyage». Si le safari était autrefois une occasion pour les riches occidentaux de décorer leur salon, il offre maintenant une opportunité unique de découvrir l’Afrique d’une manière éco-responsable. Les agences de voyages sont beaucoup plus conscientes de la fragilité de l’écosystème africain et offre des expéditions axées sur l’observation. De nos jours, le terme safari est le plus souvent utilisé pour décrire des séjours touristiques dans les parcs nationaux d’Afrique de l’Est (Ouganda, Kenya, Tanzanie) ou d’Afrique australe (Zambie, Zimbabwe, Mozambique, Namibie, Botswana, Afrique du Sud) pour un safari photo.

Les safaris restent relativement chers. Pourquoi? Les réserves animalières sont généralement situées loin des grands centres. Et souvent à des heures de route difficilement praticable. Il faut donc des véhicules de type 4 x 4 spécialement adaptés, dont l’entretien est cher.

Les droits d’entrée dans les réserves sont assez élevés (autour de 80 $US). Et comme il vaut mieux dormir à l’intérieur et qu’il faut acheminer tout le matériel (eau, nourriture, essence, etc), l’hébergement est forcément onéreux.

Attendez-vous à payer au moins 2000 euros (3000$) pour une dizaine de jours.

Cinq conseils pour bien réussir son safari

Organiser son safari avant de partir

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© http://www.africa-wildlife-detective.com/giraffe.html

Un safari réussi en Afrique est une question d’organisation.

La meilleure recette consiste à scinder votre voyage en deux ou trois segments combinant plusieurs activités. Ne serait-ce que pour avoir la chance d’aller à la rencontre des Africains, qui, malgré les nombreux défis auxquels ils doivent faire face au jour le jour, jettent sur la vie un regard qui transforme celui de quiconque prend la peine de les connaître.

Ainsi, après avoir passé des journées à traquer les Grands 5 dans les parcs nationaux, les plus aventuriers pourront en profiter pour gravir le Kilimandjaro. Les adeptes de farniente, pour découvrir les plages de Zanzibar. Et les plus altruistes, pour se consacrer au tourisme solidaire.

Parce que l’Afrique, c’est bien plus qu’un voyage. C’est une aventure au cœur de votre imaginaire.

Partir pendant la bonne saison

© http://yoursafariexpert.com/Pot_of_Gold_Itinerary.html

D’une manière générale, voyager dans le pays est plus facile en saison sèche (juillet à fin septembre, puis novembre à février, pour les parcs du Nord et du Centre). Dans de nombreux parcs, c’est l’époque où l’on voit le plus facilement les animaux près des points d’eau et des rivières. Le feuillage est également moins dense, ce qui favorise l’observation. Toutefois, cette saison recoupant en partie la haute saison touristique, lodges et campements sont bondés et les tarifs sont au plus haut. Attention: certains lodges et campements, principalement dans la réserve de Selous et dans les parcs de l’Ouest, ferment environ un mois vers avril-mai.

Le reste dépend des affinités de chacun. Pour l’observation des oiseaux, toutes les saisons sont propices, même si la saison des pluies (octobre-novembre et avril-juin) reste la meilleure de ce point de vue. Pour un safari-randonnée, le mieux est de partir à la saison sèche.

La période de départ dépend aussi du choix du parc: d’importantes sections de celui de Katavi, par exemple, ne sont accessibles qu’en saison sèche (lorsque d’immenses troupeaux de buffles, les éléphants et d’autres animaux se bousculent près des rares points d’eau), et la quasi-totalité des campements ferme pendant la saison des pluies. Le parc national du Tarangire, bien qu’accessible toute l’année, est plus intéressant en saison sèche, les animaux y étant plus nombreux. Dans le Serengeti en revanche, c’est pendant la saison des pluies que l’on peut observer les troupeaux de gnous et de zèbres dans le sud-est du parc (la saison sèche reste cependant le meilleur moment pour y observer des lions et d’autres prédateurs). Si vous programmez votre safari en fonction d’événements particuliers comme la migration des gnous du Serengeti, sachez que les saisons varient d’année en année et sont difficiles à prévoir précisément.

Trouver un moyen de transport fiable

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 © http://www.4x4inafrica.com

Les conditions climatiques peuvent changer drastiquement pendant la «chasse» aux Grands 5 . L’expression vient du nom que l’on donnait autrefois aux cinq bêtes les plus dangereuses à chasser dans ces contrées: le lion, le rhinocéros, le léopard, le buffle et l’éléphant.

Avec ses quatre millions de têtes, le Serengeti est le deuxième parc animalier d’Afrique, que l’on connaît surtout pour la grande migration. Entre juillet et septembre, des millions de gnous traversent la rivière Mara, infestée de crocodiles, avant d’être accueillis dans la savane par les lions et les léopards.

Les fortes pluies s’abattent couramment sur le sud du Kenya, remplissant d’eau ses rivières asséchées et provoquant des crues qui inondent les routes. C’est dans ce contexte que les 4 x 4 prennent tout leur sens. À condition d’être en bon état, et entre bonnes mains, évidemment. S’il y a des choses sur lesquelles il ne faut pas lésiner, ce sont la fiabilité (et le confort) des véhicules et les compétences du guide. La réussite d’un safari en dépend directement. Un guide d’expérience connaît les parcs et leurs points d’eau, sait pister les animaux et positionner sa jeep de façon à vous permettre de prendre les plus belles photos possible. Il fait preuve de sang-froid quand surviennent des imprévus, telle une crue des eaux.

Vous voulez vous assurer les services d’un bon guide? Bombardez votre agent de voyages de questions. Est-il familier avec l’Afrique en général et l’organisation de safaris en particulier? Avec quel voyagiste travaille-t-il? Quel est le nom de ses «réceptifs locaux», c’est-à-dire les gens qui vont vous accueillir sur place? Ont-ils bonne réputation? Sont-ils établis depuis longtemps? Quelle est la formation du chauffeur-guide qui vous accompagnera? Depuis combien d’années pratique-t-il son métier? Parle-t-il français?

Type d’hébergement

Kenya

© http://www.wildernesstravel.com/

Le choix d’hébergement saura satisfaire tous les budgets. Comme les animaux vivent dans les parcs naturels (loin des villes…), le plus astucieux est d’y dormir aussi. Et pour cela, le choix ne manque pas: la tente nomade, le camping de luxe ou les lodges.

Pour les aventuriers, les tentes offrent un confort minime, mais un excellent rapport qualité/prix. On couche à même le sol dans des tentes igloo, et les installations sanitaires se résument souvent à ce que la nature propose. Se coucher le soir en entendant les animaux autour du camping est un moment génial.

L’option camping de luxe, elle, permet de dormir dans des tentes spacieuses (puisque permanentes) avec lits, salle de bains et douche privée. C’est le type d’hébergement qui sied à merveille aux aventuriers de jour casaniers de nuit.

Plus chics, les lodges, avec leur architecture d’inspiration traditionnelle et également leurs piscines et restaurants de qualité, offrent un confort comparable à celui des hôtels étoilés. Et comme ils sont souvent situés aux portes des réserves, ils constituent une étape fort commode entre deux parcs.

Bien choisir ses animaux (les régions qui seront visitées)

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© http://streamafrica.com/news/west-african-lion-teetering-towards-extinction/

L’objectif d’un safari est souvent de voir les fameux Grands 5. Mais il n’y a aucune garantie d’apercevoir tous les animaux. Les réserves et parcs africains peuvent être immenses (le Serengeti tanzanien fait la taille de la Belgique!) et les animaux sauvages ne connaissent pas de frontières. Pour une première aventure, on recommande souvent le Masaï-Mara au Kenya, le cratère du ­Ngorongoro en Tanzanie et le ­Kruger en Afrique du Sud, car la faune y est abondante. Revers de la médaille, vous risquez de ne pas être seul! On peut y voir près d’une dizaine de minibus encadrer un lion en train de faire la sieste dans le parc d’Amboseli !

Les spécialistes préfèrent chercher des espèces moins médiatisées. Pour sortir des pistes battues, on conseille le parc de Samburu au Kenya, le Tarangire en Tanzanie, la réserve de Moremi et la rivière Linyanti au Botswana et, en Namibie, Etosha et le Damaraland. L’un des spectacles les plus ­extraordinaires d’Afrique reste la ­migration annuelle de centaines de milliers de gnous entre le Kenya et la Tanzanie. Des safaris «spécial migration» sont proposés par les agences «nature». Ils ont lieu en général en janvier et février, dans le Serengeti tanzanien et, de juillet à septembre, dans le Masaï-Mara kényan. Croiser le regard d’un gorille en pleine nature est sans nul doute l’une des rencontres les plus ­fabuleuses que l’on puisse faire. Ces voyages assez coûteux se déroulent en Ouganda dans le parc de Bwindi et, au Rwanda, dans le parc national des Volcans, rendu ­célèbre par Dian Fossey.

Voilà, vous êtes prêts à partir à l’aventure dans la savane africaine. En attendant le grand départ, découvrez d’autres destinations sur notre blog voyage !

HAKUNA MATATA! 🙂

Safari en Afrique, un rêve possible
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